23H44

À la mère, celle qui détruit, celle qui coule, celle qui fait des vagues, celle qui déferle, celle qui fuit, celle qui nous enracine dans l’âme du monde.

J’aurais aimé être aimé d’un amour sans regrets. Mais ce n’est jamais arrivé, je n’ai jamais connu le verbe aimer dans la moindre conjugaison que je puisse utiliser. Mais il est une chose dont je puis me targuer, si la haine est un sentiment, et que les sentiments sont de l’amour, alors je peux me vanter sans gêne et sans retenue que j’ai été et serai à jamais aimé de mes parents, d’aussi lointain que je me souvienne et que je me souviendrai.

À la mère, celle qui détruit, celle qui coule, celle qui fait des vagues, celle qui déferle, celle qui fuit, celle qui nous enracine dans l’âme du monde. À toi, l’océan de chagrin, celui qui en vain n’a cessé de vaguer dans mon cœur avec une houle sans peur, à vous les flots de morose, ceux qui ont osé m’emmener dans les névroses des ecchymoses, à toi l’étendue acariâtre qui a fait de moi un hypocondriaque autodidacte, à toi, je t’offre le sable de mes pensées, celles qui se sont échouées sur les falaises de tes aphorismes élucidés.

J’aurais aimé être aimé d’un amour sans regrets, mais cette mère tempétueuse n’avait pas le métabolisme pour y arriver, sans que s’engravasse l’ensablement meurtrier. Mais il est une chose dont je puis me targuer, malgré les ratés, malgré l’enlisement destiné, c’est que jamais je n’ai cessé d’y croire, quitte à m’affaisser dans les graviers de la méchanceté.

05H07

Savoir aimer avant de haïr, expérimenter l’aversion des faits pour pouvoir accepter l’hostilité. Celui qui est compétent et habile de la répulsion profonde à la faculté captive de ne pas mépriser l’abominable. Il y a un cœur dans chaque corps, une vie dans toute existence, des sentiments en la totalité de l’humanité, quelle qu’elle soit, quelle que soit la façon dont ils sont visibles, quoi qu’il arrivera, quoi que l’on dise, mais surtout quoi que l’on fasse. Réprouver c’est accepter une défaillance puissante de notre réflexion, condamner prouve la fragilité complaisante  du cœur et du cerveau, tandis que maudire démontre la suprématie étourdissante de notre incompétence à comprendre l’asthénie.

Aimer avant de haïr, c’est comprendre puis ensuite faiblir.

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18H17

Je ne suis le fils d’aucune mère, l’enfant d’aucun père. Je ne serai ni le frère de la moindre sœur, ni les larmes d’un seul œil, ou encore jamais la parole d’une bouche, mais j’aurais peut-être pu être le sentiment abrogé d’un cœur.

Un jour, « être » deviendra « savoir » et « savoir » sera remplacé par « vaincre ». Mais avant, « devenir » prendra le dessus sur « penser », alors que la vérité se trouvait juste derrière « croire ».

L’orphelin n’a pas de figure parentale, mais il a l’avantage fondamental de ne pas avoir d’attache comportementale… Même si ça fait mal, même si l’on se sent seul, même si l’on n’a personne à qui dire cela, même si le mot même nous rappelle la justification de l’injustifiable.

Justifier, c’est accepter en se donnant des raisons de continuer.

Le solitaire, même s’il n’est pas majoritaire, saura faire comprendre l’extraordinaire chance d’être inégalitaire.

Je ne suis la personne de nul individu, le personnage d’aucune créature, l’être humain d’aucun mortel, ou la personnalité de quiconque.

Mais je ne suis pas n’importe qui, je suis un particulier… particulier.

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22H03

Si seulement on s´y attendait, si seulement on le savait, si seulement on pouvait se préparer, si seulement nos sentiments n´étaient pas pris en chasse par nos coups de foudre, si seulement je n’étais pas aussi naïf, si seulement je pouvais me contrôler si seulement je n´étais pas une fleure bleue rêveuse des grands bleus, si seulement l’amour était à mes pieds, si seulement mes pensées n´étaient pas pour lui, si seulement il me regardait comme je le regarde, si seulement il le pouvait, si seulement on ne me considérait pas comme un objet, si seulement je n´étais pas un abject, si seulement je le faisais, si seulement je le regrettais, oui si seulement, je pourrais en faire beaucoup encore, des si seulement, mais je commence seulement à me rendre compte de ce que je suis et de ce que je n´aurai jamais, si seulement les si n´étaient que insignifiants…

Ce soir les larmes coulent à flots, car je sais que jamais je n´aurai ce bonheur auquel tout le monde aspire, je sais que mes malheurs sont l’apanage du souffre-douleur, alors je brise tous mes espoirs et je ne me permets plus d´y croire, oui je me remets à mes pensées au noir, oui je n´ai plus rien envie de voir, même pas la vie, rien, je veux dormir, rentrer dans un coma profond, m´oublier, l´oublier, les oublier, et puis je veux que l´on me laisse ainsi sans vie, jusqu´à la fin, je ne sais pas quelle fin, mais laissez-moi juste avoir les moyens, oui avoir les moyens de dormir et de rêver, même si au final je devrai me confronter à la réalité, même si elle est dure cette réalité…

J´ai la haine du monde, la haine du cœur, la haine de vous, la haine d´eux, la pitié de moi et la rage de lui, non non non, je ne le suis pas, non je ne suis pas cette vulgaire pute qui s’est faite prendre des centaines de fois par des dizaines de gars, je dis des dizaines alors qu´ils sont plus de cent, j´ai honte, mon intérieur est si laid, si mal fait, on ne peut même pas m´aimer, même pas me regarder comme un être humain sans arrière-pensées.

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04H26

Le silence des mots.

Ma langue était calme, mon discours en paix et l’élocution était faite de pauses secrètes pendant que les propos étaient dans un état physique de mutisme anonyme. Le langage se fait sans bavardage, le vocable avec discrétion mais le serment reste furtif pendant que le verbe est fait d’intervalles de diction éloquente de tranquillité. À la fin avec une seule maxime je fis un vacarme digne d’une verve taciturne.

Motus et bouche suturée, motus et prononciation raccommodée, motus et pensée rafistolée.

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18H24

Une main qui tremble et tremble, un corps qui frémit d’une vie, un poignet menotté au frisson de la réalité… Une chair qui grelotte et grelotte avant de tressaillir face à l’asservi. Papa, maman, tenez-moi la main pendant la chute, elle est longue, elle est dure, elle est froide. Papa, maman, aimez-moi autant que je le souhaite, aimez-moi comme vous le devriez, aimez-moi avant que je ne sois mon propre meurtrier. Papa, maman, il se fait frais en moi, les larmes qui coulent me sont glacées de sang, je vibre d’oubli, et oscille d’égarement docile d’un amour absent. Papa, maman, tenez-moi la main pendant la chute, car elle est longue, elle est dure, elle est froide, tellement froide…

Mes sanglots sont une neige de Sibérie et mes gémissements une arrière-saison d’hibernation sentimentale qui m’asphyxie.

Papa, maman, vous savez, je n’ai jamais cessé de vous aimer, jamais, au grand jamais. Mais aujourd’hui j’insiste, il se fait frisquet pour un enfant qui n’a que des contrariétés. Oui, au regret de paraître glacial, terne ou aigre, il se fait frais en moi, il se fait froid de vous, il se fait froid de moi. Papa, maman, vous savez, je n’ai jamais cessé de vous aimer, jamais, absolument jamais, éternellement jamais, non, je ne vous ai d’aventure jamais oubliés et je vous ai complètement idolâtrés, vénérés et désirés. Papa, maman, votre fonction me manque, vos bras me sont une pénurie de vie, vos mains une absence de survie, mais surtout vos paroles une insuffisance infinie.

Une main qui tremble et tremble, un corps qui frémit d’une vie, un poignet menotté au frisson de la réalité… Papa, maman, il se fait frais en moi, les larmes qui coulent me sont glacées de sang, mes mots qui tombent sont les versants d’un monde que vous m’avez choisi en gémissant. Je vous aime, ô grand dieu, je vous aime alors que je ne le devrais, pour ne jamais vous offrir ces pensées amoureuses qui vous sont destinées. Je vous aime, ô grand dieu, je vous aime, mais je me suis perdu dans une solitude que vous n’avez cessé de rallumer et d’attiser. Je vous aime, ô grand dieu, je vous aime, mais pourquoi je vous aime, ô grand dieu, je vous aime ? Vous ne le méritez pas, tout comme je ne vous méritais pas. Je vous aime, ô grand dieu, je vous aime, c’est une mésintelligence, mais je vous aime, ô grand dieu, je vous aime… À la fin de la chute où jamais vous n’avez eu le courage ni la force de me tenir la main, je vous regretterai quand mon corps se mélangera à la neige et à la bise des sentiments que vous m’avez gâchés.

Une main qui tremble et tremble, un corps qui frémit d’une vie, un poignet menotté au frisson de la réalité… Une chair qui grelotte et grelotte avant de tressaillir face à l’asservi. Un dernier souffle pour une vie boursouflée et bouffie d’un amour qui m’aura été ahuri. Papa, maman, vous savez, je n’ai jamais cessé de vous aimer, jamais, au grand jamais.

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06H27

J’ai envie de toi à l’intérieur de ma peau, envie que tu sentes chaque cellule, chaque organe et chacun de mes os. J’ai envie de toi, envie que tu pénètres mon être, envie de sentir la douleur de tes contractions, envie que tu panses mes plaies, et que tu raidisses celles que je n’ai jamais eues avec regret. Je souhaite que tu me tendes dans un état physique sans guérison, et que le mot soigné soit une dérision sans réelle raison. J’ai envie de toi à l’intérieur de ma peau…

Mon mâle, mon homme, mon vigoureux, je te veux énergique, je te veux fort, viril, courageux, hardi et noble.

Fais de moi ton brave, ton reproducteur, ton robuste, mais surtout ton seul et unique audacieux. J’ai envie de toi à l’intérieur de ma peau, j’ai déjà mon grand pectoral qui vacille à ta vue, j’aimerais que tu sois violent face au docile, prends mes hanches ardemment et rends moi obéissant. Oui, dans une soumission profonde, je souhaite que la brutalité me soit maniable, que l’âprement ait un goût de flexibilité, mais surtout que l’impétueux acte devienne doux et dompté dans sa violence, pour un corps que je souhaitais objet malléable et muet.

J’ai envie de toi à l’intérieur de ma peau, comme une seringue au goût de rêve, comme une pilule qui abrège, ou une taffe qui achève la trêve, j’ai vraiment envie de toi à l’intérieur de ma peau. Mon mâle, mon homme, mon beau, j’ai envie de toi à l’intérieur de ma peau, mais à force de la peler avec tes mots il n’y a que mes chairs qui te feront comprendre mes maux.

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08H37

Il l’avait détendue, avec toutes ses forces, puis il l’a rendue extensible, et avec toutes ses envies cette chose s’est rendue flexible et souple, tellement étirable que le malléable devenait invraisemblable.

Il y avait des peines et tourments, mais cela durait tout de même, car l’attachement rend indulgent, les amertumes et les chagrins n’étaient que des écumes sur une plage d’assentiments libertins.

Tendre monde ou fragile mappemonde, seule la ficelle végétante de la dévotion peut en témoigner, seul le lien de l’adoration peut l’attester. Il l’aimait avec une ferveur culte, une piété passionnelle ou encore un engouement incliné d’altruisme et d’ardeur emplie de lascivité. Ce libertinage d’adoration se tenait sur une cordelette de fécondation dans un coït entre la renonciation et le mélancolique. Il avait envie parfois de bondir, de s’élancer pour une autre consommation, une autre demeure de passion, un autre logement d’expression, mais la cordelière de la déraison le laissait vaciller entre la désorientation et la muselière. Vivre et survivre, pleurer et aimer, souffrir et rire, saigner puis rester.

Gambader sur une cabriole de cordon, se jeter quoi qu’il en coûte sur les quelques voies de navigation qui lui paraissent navigables et sursauter sur des amarres qui ne sont que des câbles détachés des armatures qui pouvaient lui être indispensables dans une vie impensable. Prendre un jour la bonne décision, celle qui paraît sans démission et prendre cette ficelle, ce lien, cette cordelette, cette cordelière, ce cordon et suspendre avec tout ce qu’il ne souhaitait plus, tout ce qu’il ne voulait plus. Avoir du courage de trembloter et tituber sur cette bravoure capitulée d’un poids lourd qu’il pouvait s’alléger. Il l’avait détendue, avec toutes ses forces, puis il l’a rendue extensible, et avec toutes ses envies cette chose s’est rendue flexible et souple, tellement étirable que le malléable devenait invraisemblable. Une fois travaillée, la corde était prête à accueillir le corps… Et sans remords, ce corps-à-corps l’a recueillie dans un advenir sans avenir.

La ficelle, le lien …… Étaient une pendaison du bien pour une crevaison du rien.

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18H07

Il fut mon père,
Une semence amère,
Un regard solitaire ,
Il ne vit qu’un sanitaire.

Elle fut ma mère,
Une procréation sommaire,
Une envie primaire,
Elle souhaitait qu’on m’incinère.

Ils furent mes frères,
Une torture téméraire,
Un supplice fier,
Ils organisèrent le funéraire.

Je ne voulais aucune souffrance,
Tu martyrisas mon insouciance,
Elle chagrina la tolérance,
Il attrista mon accoutumance.

On craignait l’indolore,
Nous hésitions sur l’inconfort,
Vous appréhendiez la métaphore,
Ils et elles furent les morts.

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04H39

On est fait pour être ensemble puis voilà, quel qu’en soit le prix à payer, quels qu’en soient les moyens utilisés, quelles que soient les conséquences que nous devrons régler par la suite, toi et moi sommes faits pour être l’un dans les bras de l’autre, rien ni personne ne pourrait nous séparer…

Nous les immortels de la sentimentalité !

Toi et moi c’est ainsi et c’est pour la vie… Tout ça ce n’est qu’une histoire de cœur, Une histoire de désirs, d’amour, de sentiments, de palpitations. Tu sais, ce moment où le corps ne comprend plus rien, on transpire, on tremble, on n’ose plus regarder en face, on se ment à soi-même, on bégaie, le regard fuyant et les pensées aimantes.

On est fait pour être ensemble puis voilà, quel qu’en soit le prix à payer, quels qu’en soient les moyens utilisés et quelles que soient les conséquences.

07H02

Je me suis regardé sans baisser les yeux, je me suis profondément analysé. J’ai essayé de savourer cet instant, cette victoire qui, sur le coup, me paraissait irréelle. Hier soir je ne l’avais plus, non je ne l’avais plus cette emprise et ce pouvoir sur moi. J’ai même pu percevoir, pour la première fois et à ma plus grande surprise, une ombre de faiblesse, oh oui de la faiblesse sur mon visage criblé d’humiliation.

Pour une fois je ne paraissais plus maîtriser ma vie.

Cela ne t’était jamais arrivé évidemment. J’aurais pu me balancer ma haine, qui s’accumulait depuis tout le temps, à la gueule. J’aurais pu me renverser mes sentiments de culpabilité et de honte sur la conscience (si par le plus grand des hasards   j´en ai une en ma possession)… Seulement voilà, je n’en ai rien fait. Pour rien au monde je ne reprendrais ma place, ni même cet argent. Je ne pourrai plus cacher ma médiocrité, je n’y arriverai plus. Cette fois-là, c’est moi qui avais le contrôle, la balle était désormais dans mon camp. Ce soir-là, tout me semblait tellement petit. Je ne souhaitais rien de moi, seulement la paix. Maintenant je l’ai. Je serai heureux. J’espère oublier. À mon bonheur, au mien.

Avec mon plus grand dégoût, j’espère ne jamais plus avoir affaire à moi, ni à ce que j’étais autrefois.

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08H00

L’ombre du cœur est la rancœur de la pénombre.

Nous irons dans le fond des sentiments,

Dans le contenu du contrecœur,

Nous nous rendrons à la source du divertissement,

Dans la teneur de la douleur.

Nous le ferons avec peine et peur,

Dans l’ennui comme dans le retentissement,

Nous, nous aimerons comme des arnaqueurs,

Dans l’envie comme dans le compliment.

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02H11

Ne jamais pleurer, n’avoir que des larmes à couler.

En aucun cas aimer, ne compter que des désirs à idolâtrer.

Comme un navire qui chavire, on fait jaillir des défaillances qui font tressaillir, il suffit de se mentir pour ne pas se choisir.

Construire un monde qui s’assemble, édifier un paysage en forme de mirage, sans soleil, sans ciel, juste un décryptage qui dévisage des personnages qui ressemblent à un hommage.

Ne jamais pleurer, n’avoir que des larmes à couler.

Maçonner sa destinée en dessinant son désigné, ériger un mur pour protéger sa demeure des regrets, le faire avec détermination mal placée, juste pour structurer la fatalité.

Mais dieu que j’aime te regarder, dieu que j’aime relater nos sentiments partagés, dieu que je vénère ce sentiment amoureux parmi des inadaptés, tant vigoureux mais tellement désincarnés.

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18H20

Dix-huit heures vingt. Je me noie dans mes souvenirs, mais en vain, j’arrive à m’attarder sur les pires de mes idées, submergé par des boissons alcoolisées.

Prendre des spiritueux capiteux pour s’enivrer d’un inusable désir de se noyer dans un monde que je sais consommé et tassé. Je tue mon opinion, reprend un verre et enfonce mes avis sur l’idée de ce que je suis. Un autre coup, je change de point de vue sur mon jugement et mes pensées.

Je me désaltère et m’immerge dans une impression critique de ma perception sans sens et sans sensation.

J’étanche ma soif de vivre en me baignant dans l’inconscience consciente d’appréciation altérée par le sablage de verres empilés sans plaisir ni amour destiné. J’inonde mon foie en l’empoisonnant de fluide de pressentiment trouble et sans attachement. Il est dix-huit heures vingt. Je me noie dans mes souvenirs, mais mon souvenir, c’est une ombre qui me trace en me laissant un arrière-goût de mauvaise mémoire et de défectueuse réminiscence d’image abominable. Je me noie dans une lamentable dissertation de l’infortune et du lamentable pour oublier que je ne me noie pas dans tes bras, mon aimé.

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13H38

Je n’ai jamais aimé, je suis toujours tombé amoureux. Aimer, c’est éprouver de l’affection, de l’amitié ou de la sympathie tandis qu’être amoureux, c’est sentir au plus profond de soi des sentiments qui nous paraissaient jusque-là inexistants. Aimer, c’est expérimenter en testant des sentiments, c’est se mettre à l’épreuve au risque du hasard des ressentis ou de la perception. L’amour, c’est une réalité vive et violente de beauté qui vous pousse dans le constat et dans la conception du discernement indiscernable et de la folie véridique. L’amour impose l’inclination envers une personne dans un profond souhait passionnel d’abandon fondé sur des bagatelles de bêtises, niais de petites choses insignifiantes qui en deviennent des indispensables vitales.

Je n’ai jamais aimé, je suis toujours tombé amoureux, et mon amour, sache qu’à jamais je ne pourrai t’aimer tant je suis amoureux de toi.

Jamais je ne t’offrirai une vie simple et sans regrets, jamais je ne te dirai avec une parole douce des mots doux que tous les autres pouvaient t’offrir sans peine mon bel envoyé. Je n’ai jamais aimé, je suis juste tombé amoureux de toi. Aimer, c’est éprouver de l’affection, de l’amitié ou de la sympathie tandis qu’à tes côtés, je transcende mes sentiments au plus profond de moi pour que l’inexistant te soit existant. Aimer, c’est expérimenter, à tes côtés, moi, j’ai pratiqué avec usage et technique la folie incommensurable du repenti et du perceptible. L’amour impose l’inclination et je m’incline en tombant pour ramper à tes pieds, tant ma vie ne serait qu’une prison sans prisonnier pour l’habiter. Je te suis jouet ou pantin, domestique ou serveur, proie et victime pour qu’à nouveau tes doux mots me pénètrent et envoient les hommes qui ne se font qu’aimer aux pâtures des vies sans destinée.

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