11H20

Dans la malle de mon cœur, j’enfermerai tous les maux de tes malheurs, je prendrai chaque objet qui ont causé l’adversité à tes côtés, pour les grouper dans ce coffre de la détresse que je te cacherai, pour que tu n’aies plus à y regarder.
Ta misère et ta peine, je te les confisquerai pour les grouper dans le sous-fond de cette valise sans nom, je ramasserai à tes côtés les chagrins et les coups du sort pour les remiser dans un angle du coffret des innommés et de ceux qui t’ont fait du tort.
Dans la malle de mon cœur, j’enfermerai tous les maux de tes malheurs, je prélèverai avec appropriation la malchance de tes infortunes et la calamité de tes terreurs nocturnes pour les ordonner et les mettre à jamais de côté, dans cette caisse qui te servira de cache-secret.
Ta misère et ta peine, je les recueillerai pour les conquérir et les appréhender, et comme au premier jour de notre premier baiser, je les déroberai pour les coincer dans mon cœur, qui forme les mots de tes bonheurs.
  signature-2

21H01

Je me sens m’en aller. Le poids est léger, les mots sans peine et sans regret, mais avec la douleur ancrée dans un espoir de miracle impossible à exaucer. Je laisse l’enfant en moi s’enfermer dans un coin de ma foi et l’adulte prendre le dessus sur ce que l’on appelle la suite inéluctable d’une vie emplie de choix. Quel crime contre l’humanité que de tuer l’enfant que l’on a en soi pour devenir l’adulte que l’on ne rêvait pas de devenir quoi qu’il en soit. Le petiot que j’étais est à présent dans une cellule dans le noir à se cacher de la vision d’un monde qu’il ne peut que regretter.
J’ai tenté, mais en vain de le garder à mes côtés, mais dans un univers où la maturité est une loi de régularité, on ne peut que clôturer avec tristesse l’enfance que l’on souhaitait durer pour l’éternité.
Il est parti le loupiot aux airs d’ange, séquestré dans un sous-sol humide avec juste une main qui puisse dépasser des barreaux, les jours où je regarde avec ruine mes espoirs derrière moi. Adieu mon gamin, je connais ta tristesse de la captivité dans une pièce noire de mon cœur que je laisserai fermée à jamais, mais sois sûr mon enfant que je ne le fais qu’avec abandon et contrariété. L’enfance est un état que les matures et développés oublient, tant ils ont désappris que c’est cette jeunesse qui a fait d’eux des majeurs responsables et sérieux dans un monde maussade et éploré d’un milliard de poupons incarcérés dans des maisons d’arrêt de lamentés.
Je me sens m’en aller. Le poids est léger, les mots sans peine et sans regret mais je ne peux m’empêcher de lui donner la grâce présidentielle, à ce petit que je ne pourrai jamais lâcher.
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21H32

Tu aurais dû me planter le ciseau dans la carotide, plutôt que de couper le cordon de ce petit humanoïde. Tu aurais dû mener une fausse-couche et valider mon avortement, plutôt que de jouer à cette mascarade parodique de ta vision catholique. La semence était d’une nature féroce. J’aurais voulu que tu ensemences des canifs dans la fontanelle de mes idées et que tu le fasses littéralement sans y penser.

J’aurais souhaité que tu y piques et repiques des poignards, dans ce corps que tu ne pouvais admirer. Car les faits n’étaient que des échecs, ton accouchement une arme blanche contre ce chérubin que tu laisseras sans enfance. La semence était d’une nature féroce, mais tu avais le pouvoir d’installer un bistouri dans mon sternum pour y jucher la mort qu’aujourd’hui, je ne cesse de boiser dans la forêt de tes actes manqués que seul toi, tu te pardonneras à jamais.

Tu aurais dû me planter le ciseau dans la carotide, plutôt que de couper le cordon de ce petit humanoïde, mais ta lâcheté était un surnom qu’on te disait patronyme, et tu n’as fait que regarder le constat de cet exploit typhoïde.

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05H12

Tu as pris mon œil en captivité pour en faire couler des flots de liquide qui dégoulinent de jus imbuvable tellement ça sent la flotte sortie d’un océan sans source.

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20H00

L’ombre du cœur est à souligner au marqueur car elle est due au soleil que tu me donnes avec grandeur. Tu as su voiler mes affections pour ne pas les estomper, grâce à ta prospérité de tendresse j’ai pu avec ravissement estomper les affiches de mes relations passées. Tu es le mur sur lequel je pose les fondations d’une idylle sans passage, sans caprice, sans faiblesse. L’ombre du cœur est sue à la lumière des enchantements euphoriques qui m’extasient d’attraction. Les amours d’enfant, il n’y a rien de plus beau ni rien de plus grand, l’innocence des sentiments.
C’est pour cela que je ne grandis pas et que ton soleil veillera sur moi tant que mon cœur me sera retentissant.
Chérir, sans doute, c’est vouloir une affection sans crainte, sans indécision et sans incertitude. J’aime que notre adoration soit une passionnante béatitude qui nous détermine à résoudre toutes les perplexités des soupçons que nous avons sur notre destinée. Être amoureux sans défiance de scepticisme, c’est accroître le raffinement des goûts au coup de foudre, sans imaginer une seconde que la controverse d’une contestation puisse toucher la prospérité de nos plaisirs.
Je t’aime sans perplexité, je t’aime sans incroyance, sans inquiétude et sans vaciller, car le soleil même la nuit illuminera mes étoiles.
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12H05

Votre stupidité, niaiserie, balourdise et idiotie affairent vos démons et vous remplissent de fantômes. Vous ingurgitez les informations macabres sans aucune repentance, et comme de déplorables indigents, vous vous empiffrez de repas malfaisants, acerbes et acrimonieux, quitte à en payer le prix en hématomes.
Pas un de nous ne vit avec la repentance, le remord ou l’attrition. Nous continuons à regarder nos écrans fumés sans correction ni gommage.
Ni la honte, ni nos propres ratures ne nous donnent l’envie de la rectification ou de la modification. Les révélations sont des confessions faites sans prêtre ou des confidences dites à un traître. Nos oreilles écoutent la taciturne évidence, nos yeux inspectent la vergogne pour qu’ensuite notre entendement ôte sans transgression la bassesse de nos abjections.
Nous nous drapons de vêtements succubes et espiègles, cousus par des fils de frénésie et des matières d’enthousiasme maudit. La vue regarde le cinéma échéancier de la déchéance d’une réalité déchirée, on s’alarme de tant de déclinement et de dégradations de personnes si inhumainement costumées de soie décrépite par des mites de leurs faits réalisés avec dégénérescence affublée d’une ruine renfrognée.
Pas un de nous ne vit avec la repentance, le remord ou l’attrition, nous examinons sans culpabilité, sans vis-à-vis, la vision d’une vue sans yeux et sans compassion à la vue d’une comparaison sans droit de regard de la part de ceux qui ne cherchent que le regard d’une veuve noire qu’ils sont, à cause de leurs inactions dont ils aiment s’abreuver.
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19H13

Choisir de se brûler les doigts plutôt que de s’y enfoncer une pointe de compas, opter pour un impact à 200 km/heure sans ceinture préférablement au comptage des points de suture.
Avez-vous déjà regardé dans le vide en pensant au saut, juste un jour, sans rien, sans sursaut ?
Se dire que la paix était peut-être un moment que l’on pouvait aider à se réaliser. Pourtant rien n’allait au plus bas, rien n’était mal ici, avec celui qui vous tenait le bras.
On regarde et on réfléchit à cette sensation profonde que l’on vole, avec cette sensation que l’on se sentirait léger comme une plume, que l’impact ferait un bruit sourd que seuls ceux qui survivent peuvent entendre avec toute l’importance que l’on donnerait à cette surdité audible.
Tout va bien, mais on veut sauter sans avoir le courage de se pousser. Le sol est loin, mais l’acte si proche, la folie nous touche, mais la raison nous sourit. J’ai envie de sauter pour que mes impalpables intentions soient définitives, j’en ai envie pour m’élancer dans une impondérable folie sans entendement juste pour le bruit, juste pour le choc, juste pour le silence qui s’en suit.
Je souhaiterais que le vent me décoiffe et que le sol me dévisage.
Oui, je te veux percutant et plein de sang, comme un rendez-vous entre une rivière et un torrent. Choisir de se brûler les doigts plutôt que de s’y enfoncer une pointe de compas, s’élancer dans une gambade entre la vie et sa destinée, prendre les agressions du passé pour les attaquer, en se jetant dans l’explosion éclatante de la réalité. Prendre l’enjambement des sentiments pour s’envoyer avec desserrement dans les nuages du vide et des considérations mal projetées. Tout va bien, mais l’accouplement du choc avec vos os vous semble être la douce parole que vous souhaitez que l’on vous chuchote avec électrochoc. Tout va bien, mais on veut sauter sans avoir le courage de se pousser.
Le sol était loin, mais les envies proches.
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09H21

J’ai aimé regarder chaque seconde où tu dormais, t’observer comme un chef d’œuvre, mais toi et moi, nous étions deux opposées qui ne pouvaient s’attirer dans cette vie qui m’était un fleuve d’épreuve. Chaque jour, mes yeux se sont posés sur ton corps, chaque heure ma vue te faisait un clin d’œil, une œillade, mais jamais je n’avais la permission d’un réel droit de regard sur toi. Jamais je ne pouvais le faire verticalement dans les yeux, je me devais du contrôle et de l’attention, mais tu étais ma prunelle, ma vision, mon vis-à-vis, ma raison, ma vie.


Chaque jour, mes yeux se sont posés sur ton corps, chaque heure ma vue te faisait un clin d’œil, une œillade, mais jamais je n’avais la permission d’un réel droit de regard sur toi. Je t’aimais, mais toi, tu ne le pouvais à jamais.
C’était inéquitable, injuste, impropre, mais tellement sincère, je te le jure, je t’aimais mon ange, même si tout paraissait impartial, même si tu étais abrupt avec un aplomb franc et malhonnête, je te chérissais, d’une flamme impossible à éteindre.
J’ai aimé regarder chaque seconde où tu dormais, sans permission, sans autorisation, j’ai aimé t’observer comme un chef d’oeuvre sans pouvoir, sans possibilité d’autre privilège, mais je l’ai fait pour imaginer d’autres prérogatives possibles dans un autre monde, une autre vie ou alors dans ce cas une autre mort.

C’était inéquitable, injuste, impropre, mais tellement sincère, malgré le découragement, l’abattement et la désolation, je l’ai fait, car tu étais la dernière pomme du pommier de mes regrets, il ne me reste que ce fruit, auquel je pouvais m’accrocher pour tenter de survivre à mes idées déplacées. Tu étais la pomme et j’étais le pépin, tu étais le fruit et je tentais de devenir l’arbre en vain… Mais un arbre sans racines, c’est un tronc sans écorce, une feuille sans couleurs, un ciel sans soleil… j’ai aimé regarder chaque seconde où tu dormais, t’observer comme un chef d’oeuvre, tu étais le peintre et moi l’homme en demi-teinte, tu étais ma prunelle, ma vision, mon vis-à-vis, ma raison, ma vie, mais à la floraison des oraisons de mes prononciations, la peinture si chère à mes yeux a fui pour une disparition sans expression mais avec tant d’oppression pour mon petit cœur qui ne verrait plus de floraison.
J’ai aimé regarder chaque seconde où tu dormais, même si aujourd’hui, je ne puis rester qu’éveillé.
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20H03

Il éjaculera sa rage en plein visage, il y en aura de partout, tu t’étoufferas et il n’y aura que sa demande pour te faire comprendre que tu es bien là entre la force de ses doigts si fermement agrippés à ce qui reste de toi et de tes paroles qui lui ont été tant mal destinées.
Cette vengeance tu ne l’as pas perdue, elle t’est destinée, l’envie et la manie que tu as eues à vouloir le détruire va maintenant rendre ton visage peigné par les coups des razzia que tu as menées contre ces sentiments à peine voilés.
Pourquoi avoir trompé son cœur ? Pourquoi avoir joué avec ses bonheurs ? Pourquoi n’avoir pas pris en compte les représailles qu’il t’avait annoncées ?

Tu aurais dû comprendre que la punition d’une personne trompée par la frénésie d’un humain brutal, peut être une vendetta contre soi et les amours que l’on n’a pas. Maintenant que vas-tu faire, avec ta pénalisation acharnée de son amertume ? Tu aurais pu réparer son attachement, tu aurais pu faire que son adoration soit une contemplation définitive et sans son manque de dévotion. Pourquoi avoir joué avec ses bonheurs ? Maintenant à ton grand malheur, c’est ta vie qu’il faudra arranger avec les restaurations de ton passé. Tu aurais pu faire que sa piété soit une flamme sans vent et météo gâchée. Mais tu es vindicte et la rétorsion ne te sera plus induite.


Tromper, c’est induire en erreur par mensonge ou dissimulation une personne, mais rarement l’on comprend que cette personne, c’est soi… que l’on finit par berner et duper par ces roulements en contrefaçon.
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22H54

Je rêverai d’un futur, j’amourerai un passé et existerai au présent dans les vagues d’un sentiment, que je savais par avance sans mer et sans ressentiment.

L’océan des mots était une larme sans houle, mais qui durait sans demeure dans un flot d’inexistence gâché.

Je pleurais des vies que je n’avais pas, des regrets de qui je n’étais pas. Les flots et les plaines étaient des lieux que je buvais sans retenue pour y combler une soif d’amour que je ne connaissais pas. L’imprécis et l’indéfini étaient un rivage sans reflux et sans nuage, ils n’avaient que leurs présences et leurs douleurs pour me rendre hommage. J’ai voulu m’échouer sur un sable synthétique de succédané, mais même les barbituriques me renvoyaient vers une rivière d’obscur débordement de satiété. Puis un jour le naufrage vers ce que je pensais être les ruines de mon désastre, m’emmena vers une porte d’engloutissement, pour me faire gagner le contentement et la gaieté d’être aimé à tes côtés.

Finalement j’amourerai un futur, existerai au passé et rêverai un présent. Car rêver, c’est laisser aller son imagination, et ensemble les lacs de nos sentiments nous laissent penser que notre rêverie ne cessera de se réaliser.

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17H20

C’était un concert métastatique bruyant, qui déflagre chaque organe sans rythme, sans partition. Mais dieu sait que la musique était assourdissante de trompettes funestes, pour un cancer qui nous laisse sans restes.

Ton artère pulmonaire se bouche, la maladie tousse et repousse les paroles qui devraient sortir de nos bouches. L’aorte clique et tu décliques, le concert est fidèle à la chanson du passé, c’est épidermique, mais la technique est mnémotechnique, quel que soit le corps, quelle que soit la personne, le néoplasme est un récital pyrotechnique. Ton oreille écoute l’oreillette gauche de ton cœur, c’est sourd, sans sérénade ni aubade, et tu comprends que le silence est le bruit de l’entente entre ton corps et les sarcomes maussades.

Tu prends la main de l’homme que tu aimes, tandis que lui pause posément ses ventricules gauche et droit sur les pensées de tes émois, les regarde avec le regard que seuls toi et lui avaient le droit de vous donner maladroitement avec sang-froid. Le concert métastatique bruyant qui déflagrait chaque organe sans rythme, sans partition, fait un final avec canevas et clairon pour des larmes que tous auront, sans avoir eu le temps de passer une audition.

Audrey 22 août 1982 – 16 août 2018 17H20

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18H51

Viens, on y va, on part en mouvement dans la lâcheté, on se rend dans la poltronnerie, on se dirige vers la couardise, on s’y hasarde comme signe de survie. Viens on s’en va, on court en s’acheminant vers la frousse et on déambule sur les ponts de nos craintes, quitte à pousser à la secousse… Viens, on y va, dans l’angoisse de la circulation de nos appréhensions, viens, je t’emmène dans l’effroi et mènerai avec foi nos désirs les plus froids et sans compréhension.


Viens, on y va, on part en mouvement dans la frayeur de nos terreurs, on fonce sans passé devant notre trépassement, on s’étend sans marcher, mais en fonçant sur nos inquiétudes qui ont tant détruit les quiétudes de notre passé sans entendement. Viens, on y va, on part en mouvement dans la panique de nos dédains, on s’y conduit sans permis, on y roule sans ceinture donc sans vie, mais avec une survie vitale pour nos destins en sursis.


Viens, je t’expose et je te file vers un hasardement de la nage pour risquer la dernière tentation d’un voyage loin de l’intimidation et de la phobie des mauvaises tentations. Viens, on y va, car le reste n’a nulle part où aller quand on n’est pas avec moi, quand on n’est pas en moi. Viens, on y va, car ici, ce n’est qu’un « là » qui ne mène à rien quand on ne sait pas où l’on va sans être là où l’on ne doit pas être soi.


Viens, on y va, on part en mouvement dans la lâcheté, on va se promener dans l’expérimentation du risque et de la progression, on va ramper dans la correspondance de l’aventure et de l’auto-satisfaction. Viens, on y va, car ici, on n’est rien toi et moi.

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10H40

Propose-moi la fin, car il y a un sentiment rusé, qui pénètre et pénètre dans ma faim, pour m’acérer jusqu’à m’user sans frein.

Il y a un besoin profond d’harmonie habile, qui dans un geste fragile, rendrait plaisante une piquante mort sensible. Prenez le cœur et arrachez-le sans couronnement, j’impose le déliement de ce souhait destructeur sans élégance, nous le voulons léger, menu, mince, mais dégorgé d’un épilogue issu d’une décadence produite par des résolutions irrecevables et insolvables.

Je décline et décline avec déchéance et décours, mais ma dégradation, c’est le déclinement d’un amour que j’ai eu sans avoir de vrais courtisans me faisant la cour élégamment. Je suis dans la décrépitude avec dégénérescence et dans l’abâtardissement avec déliquescence.

Proposez-moi la fin, ou alors un but, une destination, car ma finalité me démontre en permanence le manque de dénouement d’un épilogue sans aboutissement. Tuez-moi, ou alors assassinez mes larmes, faites un crime sur mes pleurs, commettez un homicide sur mes peurs et à la fin égorgez dans un attentat fratricide mes pensées et mes sentiments, car à cette heure ils sont ma peine et ma douleur.

Il y avait un besoin profond d’harmonie habile, mais dans un geste fragile qui rendrait plaisante une piquante mort sensible, j’écrivis ces quelques lignes qui me servirent d’excuse pour une vie que je récuse.

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14H57

Ferme tes yeux, ce n’est qu’un viol ; ferme ton cœur, ce n’est qu’une bricole, et du bricolage, tu en as fait sur les morceaux brisés de tes organes sans aucun protocole. Baisse le son de ta voix, tes cris ne servent qu’à créer des émois plus durs et plus froids que dans ton imagination sans effroi.

Tu connais cette odeur de pelure humaine, c’est une essence épidermique, que tu sens avec violence et fracas, ces arômes sont la dépouille de ton passé, car en fermant tes yeux tu as tout de même senti la force de ton cuir corporel se fissurer sous les va-et-vient de ce puant aux mille-et-une senteurs nauséabondes et mal encensé.

L’odeur te perfore les cloisons nasales, il empeste l’altération de ces substances.

Ta truffe perspicace n’a plus de clairvoyance face à ce bouquet de chair physique qui te rance au plus profond de ta sagacité.

Ferme tes yeux, ce n’est qu’un viol, mais nous savons toi et moi que l’exhalaison sera une émanation perpétuelle en toi. La fragrance olfactive et physique de ce moment ne sera pas qu’une odeur, ce sera aussi un retenti et un sentiment senti bien empuanti d’une vie imprégnée par des embaumements de relents d’exuvie. Car aujourd’hui, tu as mué vers une autre vie, et il faudra fermer ta rancœur, puisque fermer tes yeux t’aura tout de même fait sentir la puanteur d’un mauvais quart d’heure.

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13H33

Et si tu étais le seul, celui qui resterait, pour toujours, à jamais, dans mon humour et dans ta vivacité. Et si je ne voyais que tes yeux, ta bouche, tes gestes, est-ce que cela te rendrait plus heureux ? Car tu es l’unique, le singulier, qui par sa distinction a rendu si particulier le dépareillement que j’avais face à tous ceux qui n’ont su m’aimer. Tu es le seul qui dans mon isolement a fait que nous soyons deux à être solitaires. Tu m’a laissé m’abandonner à mes idées orphelines de joie et d’amour.

Tu es le seul, le simple, qui a séparé l’esseulé du sauvage, la déraison de la divagation et l’aveuglement de l’inconscience.

Est-ce que cela te tranquilliserait si je te disais que nul autre n’a su me dire ce que je devais entendre ? Ou alors qu’aucun mortel n’a compris la beauté qui n’était pas visible ? Comprends-tu que pas un homme ne m’a rendu tel que je suis aujourd’hui ? Et si tu étais le seul, celui qui resterait, pour toujours, à jamais, est-ce que cela te tranquilliserait et te rendrait plus heureux ?

Aimer n’était qu’une dénomination, mais à tes côtés, j’ai accepté la conception de l’abstraction de nos passions enflammées par le doux son de nos baisers. Aimer me paraissait être une catégorie irrationnelle d’idées et de pensées que je ne pouvais vénérer, mais une nouvelle fois à tes côtés, j’ai compris la représentation du thème et de l’objet de tant de nos mots idolâtrés par un regard qui ne cesse de te désirer.

Alors le « et si » devient une affirmation et le texte une confirmation, on recommence, ça rajoute des mots, des lignes, mais c’est la seule fois où écrire et lire deviennent une larme et un rire, mais surtout une arme qui tire des mots qui te feront fleurir.

Car tu es le seul, celui qui restera pour toujours, à jamais, dans mon humour et dans ta vivacité. Je ne vois que tes yeux, ta bouche, tes gestes et cela te rend heureux.

Tu es l’unique, le singulier, qui par sa distinction a rendu si particulier le dépareillement que j’avais face à tous ceux qui n’ont su m’aimer. Tu es le seul qui dans mon isolement a fait que nous soyons deux à être solitaires. Tu m’as laissé m’abandonner à mes idées orphelines de joie et d’amour. Tu es le seul, le simple, qui a séparé l’esseulé du sauvage, la déraison de la divagation et l’aveuglement de l’inconscience. Sois tranquille, nul autre ne saura me dire ce que je dois entendre et aucun mortel n’a compris ni ne comprendra la beauté qui n’est pas visible. Grâce à toi, je suis l’homme que je devais être. Tu es le seul, celui qui restera pour toujours, à jamais… Dans mon amour et dans ma vivacité.

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