05H14

Nous avons une descendance émoticône, qui construit une progéniture en silicone. Nous sommes une filiation emplie de diplômes, qui conçoit des rejetons capables d’un cyclone.

La conception est une nécrose faite en dynastie. Nous constituons l’apothéose de la fécondation virtuose d’une genèse neurasthénique accoutumée d’une souche morose.

Hier l’automatique n’était qu’une arme, aujourd’hui l’arme se nomme symptomatique, demain la balle aura la gravure du psychosomatique.

La technique est technologique mais épidermique.

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16H39

Pardon, mille fois pardon, je suis désolé, mille fois trop désolé, mais pas assez gracié dans un monde où la miséricorde est une absolution frappante de coups frappés fracassés sur des airs fracassants d’une musique anti-fraternellement écrasante. J’y ai cru mon ange, je me suis fié à toi, à l’acquittement que tu me projetais, à l’indulgence que tu m’imaginais et aussi à la clémence que tu me souhaitais. Pardon, mille fois pardon, je suis désolé mais le couteau me regardait, pardon, mille fois pardon, je suis désolé mais le coup se devait d’être porté, pardon, mille fois pardon, je suis désolé mais je ne pouvais une nouvelle fois tenter d’espérer. J’y ai cru mon ange, je me suis fié à toi… Mais, mon petit séraphin, il faut admettre que la vie parfois est un sous-marin enfermant des assassins avec une seule victime, qui un matin se réveille avec la fatale évidence qu’il n’y aura pas de lendemain.

J’y ai cru mon ange, je me suis fié à toi, mais les fluctuants de choix et les comparaisons de voix ont fait qu’aujourd’hui je ne suis que le piétinement de l’ombre de moi-même avec aucune concession.

Pardon, mille fois pardon, je suis désolé, mille fois trop désolé, mais regarde ce que je suis, un déchet sociétaire dans une poubelle planétaire. Pardon, mille fois pardon, je suis désolé mais le couteau me regardait et le dilemme flottait sur mon corps comme un fugitif indécis qui déterminé passe à l’acte pour ne plus être dans le regret. Mon séraphin, mon messager, mon envoyé, mon chérubin excuse-moi, je t’en supplie pardonne mon choix car sur cette terre je n’étais qu’un pèlerin de passage pour un voyage dont toi et moi connaissions la destination depuis des années de messages que je t’avais envoyés.  Pardon, mille fois pardon, je suis désolé, mille fois trop désolé, mais pas assez gracié dans un monde où la miséricorde est une absolution frappante de coups frappés fracassés sur des airs fracassants d’une musique anti-fraternellement écrasante. Je t’aimais, je te le promets, mais le couteau une nouvelle fois me regardait, et d’un coup ce soir je me trancherai les derniers soupirs que j’avais encore gardés de coté pour t’aimer.

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19H33

Bonjour Jeremy,

Il se fait longtemps que je ne vous ai pas parlé, pour vous dire à quel point vous pouviez me manquer, les soirs où je ne cesse de me rappeler les danses verbales que nous faisions la nuit tombée. Cela fait des années que je ne vous ai pas écrit pour vous narrer les regrets que j’ai. Je souhaiterais si cela vous convient que nous entretenions une correspondance vous et moi.

J’ai toujours apprécié composer des lignes pour vous, j’ai toujours aimé produire avec délectation et amour des bouts de papier que je ne savais et ne saurai si vous les liriez. Mon ami, j’ai peur, une lâcheté de solitude me hante jour après nuit. La pusillanimité de l’isolement se fait de plus en plus présente, et une angoisse profonde et emplie de déréliction me hante. Vous me manquez profondément mon ami. Il se fait longtemps que je ne vous ai pas parlé, pour vous dire à quel point vous pouviez me manquer, mais vous et moi savons que le manque n’est qu’un échouement du jugement que nous n’avons jamais su faire avec dévouement.

Vous savez j’ai vieilli, je me vois parfois dans le reflet de ma vie, et je vous le jure, ce n’est pas joli. Mon cœur a échoué sur les idées que je me faisais et mes points de vue sont devenus des défaillances insensées qui ne cessent de me perturber.

Parfois, je me rappelle notre jeunesse, nous étions si vigoureux d’oubli, si frais de déshonneur et si verdis de déconsidération des ruines que l’on nous avait détruites, pour reconstruire, pour mieux les re-détruire. Nous étions des jouvenceaux, des jeunes, des adolescents, je vous jure que je regrette cet âge, cette beauté. Oui, je regrette de tous mes regrets que nous ne soyons plus ces jeunes emplis de promptitude et de vivacité. Aujourd’hui, malgré les envies, rien ne vient, je regarde la vie morose et repense au grandiose, mon cœur se détache de plus en plus de ce corps qui n’a plus d’attache. Mon ami, comment avions-nous fait pour croire que tout irait, dans cet avenir dont nous savions qu’il nous serait désespéré. Je suis égaré dans une société paumée, je suis fuyant dans un monde déconsidéré par des perdants, je suis détérioré sur une planète ruinée par les altérations du temps.

J’ai toujours apprécié composer des lignes pour vous, mais vous savez, j’ai vieilli, je me vois parfois dans le reflet de ma vie et je me dis avec tristesse que vous et moi n’aurions jamais dû nous quitter, quand nous étions emplis d’envies d’insoumis. Il se fait longtemps que je ne vous ai pas parlé, pour vous dire à quel point vous pouviez me manquer, les soirs où je ne cesse de me rappeler les danses verbales que nous faisions la nuit tombée. Cela fait des années que je ne vous ai pas écrit pour vous narrer les regrets que j’ai. Je souhaiterais si cela vous convient que nous entretenions une correspondance vous et moi.

Croyez-vous que nous pourrions commencer une nouvelle relation, faite de mots et de paroles qui pourraient nous rassurer, vous et moi, mon ami que je n’ai cessé d’aimer ?

Dans l’attente de votre réponse, croyez bien que je n’ai jamais cessé de penser à vous mon ami regretté.

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00H37

Un, deux, trois,  saute le pas,

Quatre, cinq, six, oublie le synopsis,

Sept, huit, neuf, compréhension du bluff,

Dix, onze, douze, jalouse,

Treize, quatorze, quinze, fais tourner les méninges,

Seize, dix-sept, dix-huit, toucher la limite,

Dix-neuf, vingt, vingt-un, l’un est désormais défunt,

Vingt-deux, vingt-trois, vingt-quatre, difficile de combattre,

Vingt-cinq, vingt-six, vingt-sept, rejoindre le forever 27 club.

Trois, deux, un, clap de fin, on est tout seul, on est serein.

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12H19

Je ne pense pas que la normalité existe, je ne pense pas que les cases dans lesquelles on veut me ranger doivent être faites pour moi.

Il n’y a rien de pire que l’ennui du présent et la peur du futur, ne pas savoir où l’on va, prendre le vertige en imaginant ne serait-ce qu’une seule seconde que les choses que nous vivons actuellement pourraient ne pas durer !

Certaines choses doivent être montrées au monde entier, d’autres cachées pour l’éternité, toi et moi faisons partie de la seconde catégorie, car le monde que nous nous efforçons d’imaginer, celui qui nous fait tant rêver et transpirer, celui qui se construit à base d’amour et de sourire, celui qui n’est fait que de fleurs magnifiques, de poèmes fantastiques, de guerres inexistantes, de paroles transcendantes de beauté inavouée, de joie perpétuelle, de toucher existentiel, n’existe pas encore.

03H58

Des gouttes de sueur ce glisse le long de nos corps tout juste découvert, ça en devient intensément chaleureux, un aire de jamais vue plane dans la pièce, nos yeux nous déshabille, la musique ce fait douce les bougies brille de mille feux, des folies insoupçonné ce font dans la discrétion la plus affolante !

On se prend un coup de 39 mini mètre en pleine tempe, ça nous déchire le crâne tellement ça fait du bruit, la cervelle éclate de milles est unes couleurs vive, ça nous prend dans le plus profond de nous-même, ça nous transporte vers un autre horizon… une partit de nous crève d’un coup pour laisser place à ce futur nous qui ne sera que plus beau, plus magnifique, plus exceptionnelle que le précédents….

08H54

Quand je souris je pleure.


Il est 08H54, cela fait un moment que je ne me suis pas cogné à ce clavier, cela fait un moment que je ne me suis pas explosé les yeux sur cet écran surpuissant, qui à force d’être regardé nous annonce les effets de la fatigue et des regrets !

Aujourd’hui je vais vous écrire, je ne sais pas trop quoi encore ; mais je vais vous écrire, aujourd’hui je ne vais pas vous dire que je suis perdu, non car à la fin vous devez en avoir vraiment marre, alors je vais juste vous simuler un bonheur irréel, je vais vous rassurer et vous dire que tout va bien, je vais vous dire que je suis dans un bonheur intense et infini !

Oui tout va bien,

Tout va très bien,

Tout va trop bien,

J’écris mais il n’y a pas de piano, non il n’y a pas de musique qui signe mes notes et mes fautes, il y a un groupe de personnes derrière moi qui parle d’abrutissement générationnel dans un monde socio-culturel fait de snaps et d’instagram irréels, dans ce groupe il y a vous, oui il y a vous, même si vous ne parlez pas mais que vous photographiez ce que vous n’êtes pas ni ne serez jamais,  on sait que vous êtes là, on sent votre présence, oui même si vous ne dites que « oui » ou « hum » et parfois des « hein hein », on sait que vous êtes là dans vos hashtags et vos déflagrations de génération.

Bref je ne suis pas seul avec mes pensées, je ne suis pas seul donc en réalité ce texte ne me ressemble pas et n’est pas vraiment écrit avec ma foi.

02H26

J’y ai vu la vie pendant la mort, l’âme était épuisée, le souffle essoufflé, la survie devenue indolore.

Le regard avait l’absence d’humanité des années 1940, la vue m’était massacrante tout en étant encourageante. Il allait enfin mourir alors que je n’avais su le secourir, il allait s’évanouir pour me laisser m’entrouvrir d’un dernier soupir. J’y ai vu un sourire mortel, mais mortellement vital pour une vie qui continuerait dans l’informel. Il allait mourir, mais mourir d’une vie destinée à rire. Et dans une dernière expiration vous avez dit : « Même là, je vous ai devancé, même là j’ai gagné, même aujourd’hui je suis en avance sur ma destinée et cela vaut tout l’or de vos regrets ».

Les regrets furent effectivement visibles, mais ils n’étaient que des remords d’une repentance que je n’avais su faire avec clémence, ils étaient un contrition sans attrition, une déception sans lamentation. Mon chagrin était une résipiscence d’une maussade existence que je savais sans sens. J’y ai vu la vie pendant la mort, l’âme était épuisée, le souffle essoufflé, la survie devenue indolore, mais votre dernier soupir mon amour m’était un plaisir léthargique tant je connaissais vos envies folles de mourir avec mon sourire sous les yeux, pour que ce moment vous soit une image cinématographique. Vous alliez mourir, mais mourir d’une vie destinée à rire. J’allais vivre, mais vivre d’une vie destinée à survivre pour ne pas vous oublier mon aimé. 


17H01

Après demain tu me prendras la main, faute de l’avoir prise aujourd’hui. 

Jugé à mon physique atypique, que l’on regarde avec du sarcasme faussement sarcastique, je décide d’être beau et je serai belle en personne et beau en humain.

J’aurais aimé être un ange pour t’envelopper des mes ailes et te protéger des autres, puisque tu es mon homme frêle, celui que l’on regarde avec un panel de querelle.

Je t’aime encore plus en vrai, je t’aime encore plus car tu es ma destinée, quoi que je dise quoi que je fasse je savais que je finirais dans tes bras pour l’éternité. 


08H32

Soyons amis, mon camarade je vous en supplie, certes je vous trouve des plus jolis, mais s’il faut, comme choix de survie, que nous ne soyons que des amis, qui ne cessent d’être des compagnons de vie, alors j’accepterais cette repentance pour pouvoir une nouvelle fois admirer ce beau sourire, que vous me faites quand je vous fais tant rire. Mon intime, mon amant, mon allié ne vous en allez pas pour d’autres visages déformés, je suis celui que vous devez admirer, je suis votre ego, votre altéré et votre sigisbée. Soyons amis, mon camarade, je vous en supplie, je tairai avec force l’affection, je mettrai en silence l’adoration et en mutisme la dévotion culte que je vous porte avec ferveur et piété. Soyons amis, mon camarade, les passions et les inclinations sont déjà dans l’anonymat, les flammes et le feu de mes mots ne sont plus que des bavardages dans une foule unie dans un acte de folie à demi-mot. S’il faut, comme choix de survie, que nous ne soyons que des amis, je prostituerai mon amour pour que je puisse, pour votre plaisir, vous payer en amitié. 

Mon intime, mon amant, mon allié ne vous en allez pas pour d’autres visages déformés, car jamais je ne tiendrai une seconde loin de cette odeur qui ne cesse de me rassurer. Soyons amis, mon camarade je vous en supplie, j’accepterais cette repentance pour pouvoir une nouvelle fois admirer ce beau sourire que vous me faites quand je vous fais tant rire. Je vous le jure sur votre tête à vous l’homme qui êtes ce que j’ai de plus cher, que jamais plus je ne vous aimerai d’un amour inconditionnel tant votre amitié m’est un besoin de survie naturelle.

Certes, je vous trouve des plus jolis, mais s’il faut, comme choix de survie, que nous ne soyons que des amis alors mes yeux vous seront déposés aux pieds comme gage de promesse endurcie. Soyons amis, mon camarade, je vous en supplie, soyons amis.

01H40

Il y a des questions qui sont trop compliquées, allez expliquer à votre gamin qui a vu des films en noir et blanc que les couleurs existaient déjà…

Même quand on est adulte, il y a des choses que l’on ne nous explique pas, alors on ne comprend toujours pas, on demande des explications, on demande et ils n’entendent que ce qu’ils veulent.

Je ne comprends toujours pas, je ne suis toujours pas, je pleure toujours autant, je regarde toujours le monde de la même façon, je suis toujours cet enfant qui demande qui a inventé les couleurs, je suis encore cette innocence, je dors toujours sur le sol dur et froid de peur de ressembler aux autres, de peur de devenir normal, d’oublier ces années ! J’ai peur de vous, de vos regards, je ne suis pas ces pauvres yeux qui ont vu l’irregardable,  ce ne sont plus des perles qui coulent, ce sont à présent des imitations, mon passé reste, ce qui est fait est fait, je ne pleure plus autant, je ne prie pas, je ne sourie pas, j’imite, je suis une contrefaçon, je joue à vous, je tente d’être humain dans la limite du possible, mais je ne peux pas, je ne peux plus, je ne veux pas et je n’ai jamais voulu, je pourrais pourtant en me forçant, mais c’est trop sentimental pour moi… On m’a traité comme une bête pendant des années, alors la vraie question est : suis-je devenu le reflet de ce qu’ils étaient ?

J’ai honte, je ne suis plus moi, je ne l’ai jamais vraiment été, je ne comprends pas, et je ne veux pas, trop de questions et pas assez d’affirmations, trop de vous… Pas assez de moi !
Je suis un enfant dans un corps d’adulte, je regrette tout et tant, je ne veux plus de vous et de moi, je ne veux plus de lui ou d’elle, je suis ce que je deviendrai, mais je serai un jour ce que je devais devenir, je suis la complication en catapultage, je suis l’innocence en ignorance, je veux vivre, oui vivre une enfance, je veux pouvoir jouer aux jeux, peut-être même avoir un ballon de foot.
Hier j’étais mineur, aujourd’hui je suis majeur, il a suffi d’une journée pour que toute une vie change, une journée et me voilà dans une différence intense, me voilà propulsé dans un milieu tranchant de réalisme, il n’y a plus cette protection invisible qui m’entoure, je me retrouve seul, mais cette fois-ci contre le monde entier !
Donc je me retrouve encore une fois contre vous, toujours la même histoire !

Alors laissez-moi pleurer votre présence, et un jour vous pleurerez mon absence !

19H20

Mon cœur est si profond, et mon âme sans plafond, je ne suis plus ici déjà, je ne me sens plus vivre, il n’y a plus rien en moi, même plus ces scintillements dans mes yeux, et puis les rêves ne sont que des rêves d’enfant.

Aujourd’hui je suis un adulte, un adulte en mal de vivre, un homme qui ne vit que pour la vie car il a peur de la mort,  c’est dans l’amertume que j’écris avec ma plume, mes mots n’ont même plus la lueur d’une flamme, la seule chose que je me demande c’est comment j’ai pu croire autant aux espoirs, alors qu’au final tout est noir, oui ce noir profond et intense, celui qui me donne la rage de vivre, celui qui me rappelle ma vie, celui qui me dicte mes pensées les plus sanglantes, celles qui me font souvenir pourquoi je dors par terre, pourquoi je ne supporte pas mon corps, pourquoi j’ai honte de me voir en face de mon miroir, ce miroir qui me rappelle les marques sur ma peau, ces marques gravées à coups de fouet et de poings, ces poings si puissants, tellement puissants qu’ils m’ont causé des cicatrices indélébiles, oui et tout le monde sait que l’indélébile est toujours noir, alors on en revient toujours au même endroit, oui même ma fin n’a pas de fin, « no more Drama ».

Texte de 2011.

13H47

13H47, il est l’heure que mes pieds connaissent les plaisirs de l’été, il est temps que je me balade comme au premier jour de mon aimé, il est temps que je m’en aille là où j’étais.

13H53, le chemin est de terre et la vue est une mer, violente et douce à la fois, violente par ces vagues qui se fracassent contre les rochers, mais si douce avec sa couleur qui te donne l’envie de dormir dessus, comme un enfant de trois ans.

Me voici en pleine mélancolie, oh toi la mélancolie, aussi belle et atroce que tu sois, te voilà en moi, te voilà en train de me parler, en train de me raconter mon passé, en train de me dire ce que j’étais mais ne serai jamais.

Oh toi tu ne sais pas à quel point je te déteste, à quel point je voudrais que ton cœur n’existe pas, à quel point je te trouve inutile dans ton utilité.

Oh oui ma belle mélancolie, te voilà aujourd’hui un jour d’été en train de me caresser de tes jolis bras remplis de paroles que tu me murmures très bas, oh oui toi jeune mélancolie que j’aimerais te dire ce qu’est ma vie, ce qu’est mon existence, ce que sont mes souffrances, mais tu ne peux le savoir puisque ta seule fonction est celle de me rappeler le bonheur, celui auquel je dois m’accrocher, celui qui me fait espérer.

Mais pourtant ma belle, si tu savais à quel point mes espoirs je les avais enterrés depuis déjà quelques années, oh oui ils sont bien bas sous terre, plus bas que ma mère et mon père. Je ne suis plus qu’un robot des mots, je ne suis plus rien face à vous les gens.

Détruit par le temps et les gens, je ne suis plus qu’un enfant qui ne connait pas les sentiments, ni la haine ni l’amour, rien de tout ça, juste le temps qui passe et qui me déchire à coup de coups les uns plus violents que les autres, mais si tu savais à quel point je ne serai plus jamais, à quel point la vie me paraît dérisoire, si noire et sans espoirs.

Eh oui, on en revient toujours au même endroit, je ne bois que du noir, que du mauvais…  

12H43

Jouons, jouez à la carte de la vérité, allez-y souriez de bonheur d’un jeu journalier et sentimental, un sentiment d’abus oral, allez-y considérez-vous comme dans une partie de poker, soit tu bluffes soit tu te couches, allez-y faites-moi peur, rire, pleurer, faites-moi rêver, faites-moi vivre une bonne fois pour toutes, faites-moi envie d’une envie, faites-moi faire des choses marrantes. Je veux vivre, je veux vous voir…

Vivre, on en a besoin, alors allons-y vivons, jouons, rêvons, donnons, il nous faut des airs de Yann Tiersen, des je t’aime à la pelle, et un air de film quand on marche dans nos rues poubelles.

C’est mon inspiration qui est partie dans un camion, c’est la vérité que je vois rouler, c’est mes sentiments qui tournent à l’entêtement, c’est de l’essence de haine qui a fait rouler ma peine, c’est le pire qui m’a fait rire sur cette voie nationale du parlement de l’amour, c’est pour un monde meilleur que j’ai sauté de ce pont, c’est pour mieux m’admirer que je me suis vu me refléter dans l’eau des regrets, et c’est pour me défigurer que je m’y suis cogné. 

J’avais besoin de sauter, besoin de faire monter l’adrénaline en descendant une infime et minime minute, j’avais besoin de crever le temps d’un rêve, le temps de me dire qu’il fallait que j’en profite, le temps de me dire que j’étais bien vivant, le temps de me dire que j’étais aimant…

04H01

Il y a un son qui résonne, ça sonne et déconne, un bruit dans vos neurones, on le fredonne en besogne.
Il y a de l’ahurissant dans les tympans, un goût de sang suintant des dents, la rage se fait de plus en plus insistante, une envie d’homicide sanglante, un désir qu’on arrache la vie aux offensantes.
Des pensées qui se cryptent, des mots qui se décryptent, des paroles qui critiquent, des actes qui dictent.
La folie devient l’aberration, l’égarement se fait absurdement, l’aveuglement est une vésanie, et la démence une monomanie.
La psychose déferle sur le déséquilibre névrotique humain, on tue pour tuer, l’homme est un ecchymose, on assassine pour se venger, on abat pour contrôler, on égorge pour un P.I.B.
Le terrien est-il humain ?
L’âme charitable ?
L’ethnique éthique ?
L’anthropoïde humanoïde ?