00H15

Petite mère aimait son enfant, suffisamment pour qu’elle le plonge dans un néant hivernal où le froid lapidaire est, et restera mis en boîte dans un cube glacier où à jamais elle n’y pourrait ranger d’autres choses que celui qu’elle avait tant affectionné avec une compassion artisanale. 


Elle en raffolait de cet enfant, cet infime bout de chou, cette minuscule portion de rien qui lui procurait tant. Ce maigre coup qui l’emmena vers un immense moment. Elle l’adorait ce chétif individu créé d’un passion inexistante, d’une émotion malodorante, faite d’émanations nauséabondes d’un humain qui vagabonde dans la violence et le meurtrissant acte d’une torture perpétuelle et grandissante. 


Lui le fils qu’elle avait tant voulu, le garçon qu’elle pouvait construire sans aucune retenue, elle le désirait au prix des chocs, du viol et de la solitude pourvue. Un seul de ses sourires était le tarif d’une vie d’un dur labeur à laquelle elle devait subvenir. Petite mère aimait son enfant, suffisamment pour qu’elle le plonge dans un néant hivernal, elle l’adorait à s’en casser les dents contre les poings de celui qu’elle détestait tant, mais lui était l’existence et la force, elle était la vacuité dans un sacerdoce. 


Elle a pris ce sac malléable, regardé une dernière fois celui qu’elle chérissait tant, et a entouré d’une admiration immense son visage avec ce plastique que d’habitude elle rejetait tant, mais celui-ci  était inaliénable tant il était solide et utile pour ce jour funeste. Aucun plaisir, aucune envie, pas la moindre folie meurtrière, juste une irrépressible compréhension de l’impossible solution qu’était son choix si elle ne le faisait pas. 


Lui le fils qu’elle avait tant voulu, le garçon quelle pouvait construire sans aucune retenue, elle devait pour son grand malheur le tuer, car elle savait qu’il ne connaîtrait jamais le bonheur.

Elle le désirait au prix des chocs, du viol et de la solitude pourvue,

Mais la vie vient du mot vivre, et vivre doit résider avec la joie et la jouissance, et jamais les coups, l’agression, et la souffrance n’ont été une existence. Petite mère aimait son enfant, suffisamment pour qu’elle le plonge dans un néant hivernal, au fond d’elle cette arrière-saison glaciale allait l’emmener là où le bonheur peut avec une imagination et une croyance profonde exister. Elle a pris ce sac malléable, regardé une dernière fois celui qu’elle chérissait tant et d’un geste digne du non-sens mis fin à cette modeste respiration qu’elle adorait tant. Ce plastique que d’habitude elle rejetait tant, elle le glorifiait d’un acte épatant, la mort était sa survie, à tort elle mit terme à leurs deux vies. 


Elle en raffolait de cet enfant, cet infime bout de chou, cette minuscule portion de rien qui lui procurait tant, et son plus beau présent était de réduire à la désolation les quelques désespoirs émanant qu’il lui resterait à découvrir à côté de celui qu’elle détestait tant et de l’autre qu’elle admirait autant. 

12H16

Faire …. Lire des pages entières d’un roman qu’on ne voudrait jamais terminer. Consulter et feuilleter les compositions produites d’une tristesse en décomposition. Parcourir en survolant des dépouilles de nos passés et dévorer avec compulsion nos publications que nous, nous savons orthographier et rédiger avec la plus grande ferveur que l’on se voudrait dans cette union sans contrefaçon. 


Savoir…. Déchiffrer ces quatre années passées à tes côtés, ânonner et épeler avec force les amours et les larmes de nos regrets, comprendre que la langue parfois, s’était voulue dure et poignante, mais que les dits n’étaient que récités pour se prouver que nous nous aimions sur une planète que je ne pouvais que détester. 

Être…. Articuler d’un cœur qui t’est destiné, d’un amour ulcéré d’une passion déclamée par des débits calligraphiés sur des abécédaires de nos désirs décodés par des diffusions énoncées. 

J’ai lu mon ange, lu à tes côtés des milliers de volumes de nos voluptés. J’ai auprès de toi percé des conjugaisons que je ne pouvais connaître tant mes yeux ne pouvaient qu’admirer les carnets de tes paroles emplies de piété. 


Lire des pages entières d’un roman qu’on ne voudrait jamais terminer et déchiffrer ces quatre années passées à tes côtés pour articuler un cœur qui t’est destiné. Mon amour, mon aimé, je ne t’aime pas et je ne le pourrai jamais, car aimer est simple et fait de paroles mal pensées. Moi, je t’admire avec adoration, je t’adule avec animisme. Tu es mon culte, ma latrie et ma prosternation, et avec ces trois mots, je ne pouvais pas simplement t’aimer, je ne peux qu’être dans la vénération d’une louange qui pendant tant d’années, j’ai cru ne jamais arriver.
Consulter et feuilleter les compositions produites d’une tristesse en décomposition et ânonner et épeler avec force les amours et les larmes de nos regrets pour s’ulcérer d’une passion déclamée par des débits calligraphiés sur des abécédaires de nos désirs décodés par des diffusions énoncées. 

Je ne t’aime pas… Aimer, c’est trop épicurien. Moi…. Je suis amoureux, c’est plus humain. 

21H07

Suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-le, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-toi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-les suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi, suicide-moi suicide-moi, suicide-moi.

La découverte du corps de l’autre, de son être, de la profondeur immense de son cœur,
de l’histoire de sa vie… On se touche en se caressant, ne voulant que la sensualité intentionnelle pour l’autre. Un simple coup d’œil peut provoquer une intensité ahurissante, un désir d’une passion dévorante, plus besoin de se cacher derrière des paroles, des gestes, des mimiques, puisque ce même corps parle de lui-même… 
Suicide-moi ou je te suiciderai.

09H28

Je suis là, je te regarde, tu es en moi, je suis derrière toi, je t’admire comme personne, je suis en toi, je te sonne et ça résonne, et si c’était moi, et si nous étions nous, et si c’était toi, hey je suis là juste en face de toi, je suis ton bonheur et tes malheurs, par la force des choses je pourrais devenir tes sourires et tes désirs,  je cours, je m’épuise à tenter de te détester, tu es trop prés de moi,

je t’admire trop, tu es ce que je recherche.

Je suis là, regarde-moi, rentre en moi, glisse dans mes oreilles des mots doux, crucifie-moi sur ton cœur, n’écoute pas ce que les gens disent, tu es en moi, aime-moi, je suis dans tes bras, on est là, ensemble pour un temps, je marche sur tes pas, je suis digne de toi, je te veux pour moi, laisse cet égoïste t’admirer et t’aimer, caresse-moi la peau, brûle-moi les sens, fais de moi ton amant vital, tu es moi et je suis toi, respire-moi, tu es mon air et je suis tes airs, tu m’inspires en inspiration, laisse-moi couler des perles de mes yeux, je te veux comme offrande, il semblerait que cupidon ne soit plus à l’horizon, hey, ouvre tes pupilles, admire cette lueur qui brille, pose ton regard sur ce sentiment bizarre, je te regarde, comme tu es beau, je te sens comme un parfum, je te touche comme un diamant des sentiments, il se pourrait qu’un jour je t’aime, alors aime-moi.

texte du 07/04/2002

04H06

L’œil s’était posé juste le temps d’un mouvement, mais cette rotation donnait déjà le rythme d’une musique qui irrite celui qui n’avait pas prévu l’écroulement extralucide d’un sentiment émérite. Appuyer une seconde l’œillade sur lui avait procuré une folie ingérable, une panoplie de perceptions qui étaient indécelables auparavant fit une apparition indéniable aux considérations de tous.

Il était conquérant, étonné et incertain, mais c’était l’incisif, le pénétrant et le soupçonneux furtifs. Le tour d’horizon était magnétique, la concupiscence électrique, et l’ocelle papillotante de déraison. Il observait, sans être regardé, il contemplait scrupuleusement les réflexions qu’on ne lui lésinait. La mirette s’était posée juste le temps d’un mouvement, mais ce petit peu de moment, lui avait suffi à analyser et estimer les économies de paroles et de durée qu’il pouvait exécuter à ne pas rester et à fermer ces yeux qui ne se veulent que larmoyants face à ces bouts de chandelle d’humanité désencadrés. 

Le tour d’horizon était magnétique, la concupiscence électrique, il adorait observer, mais paniquait quand c’était lui qui était la finalité des vues appuyées, timides ou convenablement mal aimées. Seul lui face à son regard vide devant un miroir pouvait répondre à ce manque évident d’objectivité. L’œil s’était apposé juste le temps d’une allégeance, mais mouvementé par des considérations désabusées il baissa les rétines pour oublier un moment qu’il était celui que l’on ne pouvait apprécier. 

15H33

Il y avait des fleurs partout dans mon coeur. Mais tu n’as jamais su les jardiner sans une rancoeur d’une beauté que tu n’avais. Alors j’ai fané pour devenir un bouquet de branches pourries que je me portais sans me supporter. La rose était desséchée, dépassée par des actes passés, surannée par des arrosages trop densifiés.

Les tiges bien que vertes dans l’antécédent ont été  transformées en gris d’un pilonnage trop empli de rapidité. Je voulais mon amour nous rendre parfumés d’un désir idolâtré, je nous souhaitais tendres et aimants d’un affection que nous, nous savions impossible à exister. La rose était parfois rouge d’un sang que tu me faisais couler, et les quelques lys immaculés, qui accompagnaient tes si doux coups de ciseaux vocaux devenaient eux-mêmes rosis par les rares éclaboussures que ces coups réalisaient. 

J’ai espéré y mettre de l’engrais, renouveler dans certains cas la forme du bouquet, transformer les roses que tu détestais tant, mais les épines continuaient quoi qu’il arrive de taillader les incomparables paisibles caresses que je tentais de te porter. Mille excuses mon envoyé, mais j’ai changé les fleurs par des noyaux de cerises, non pas pour faire pousser ces jolis cerisiers que tu aimais tant regarder quand nous étions là-bas près de la forêt de notre premier baiser, mais juste pour y trouver le cœur de ce dernier, car figure-toi qu’il dispose de la substance la plus impossible à avaler.

Il y avait des gerbes partout dans mes entrailles, mais noyé par des regrets j’ai choisi de prendre le soin de couper les quelques tiges qu’il me restait pour une ultime fois faner loin de tes pensées. 
C’était un futur dénoyauté pour un cyanure dégusté. C’était une fleur du pardon venu d’un bourgeon d’une horreur honorée. 

23h59

Il tua avant de mourir

Un geste franc destiné à s’éteindre

Un couteau dans l’intérêt d’en finir

Une seconde sans rien craindre

Il assassina pour la gloire

Le fit pour le combat

Le fit pour son histoire

Le fit pour son constat

Il avait décidé de tuer plutôt que de se voir mourir… mourir d’envie, s’évanouir d’une vie qu’il ne put avoir, décéder d’un amour qu’il avait eu mais qu’il ne verrait plus, disparaître d’une mort prompte et désastreuse. 

Il se tua, car voir la mort venir lentement lui était insoutenable. Prendre la décision de ne pas agoniser mais de décapiter son avenir n’était pas une résolution simple, pourtant il le fit avec joie et soulagement. 

Tuer plutôt que de mourir, c’était devenir une destinée plutôt qu’un avenir. Achever son corps avant de faner, effacer sa vie prématurément avant de se fatiguer, voilà quelles étaient ses dernières volontés. 

Quoi de plus beau que de regarder un homme avec une telle ténacité, quoi de plus émouvant que de constater la misère d’une destinée. Le courage a cela de gracieux qu’il peut mener à une mort cérébrale et physique en une seconde fatale, mais cela est fait avec délice et un sans-gêne radieux. Le courage est aussi mortel qu’immortel, mortel quand l’homme prend la mauvaise décision, immortel dans sa fonction. Il y aura toujours des faibles et des courageux, la limite se fixant à celle que l’on se donne. 

Il se tua et mourut, mais tuer c’est prendre une décision, tandis que mourir c’est attendre une collision avec l’indécision du hasard de sa vocation. Ereinté par la vision des éventualités hasardeuses, monsieur appuya sur le bouton de la malice chapardeuse.

12H13

Elle m’avait empoigné d’une attente sans aspiration inspirante, j’étais le saisi saisissant et elle me faisait enlever dans un arrachement que l’on ne pouvait ôter à ceux qui me regardaient. Je l’aimais, mais je n’étais pas sûr qu’elle le comprenait, elle et son regard expectatif, elle confisquait mes mots quand son regard dur et amoureux se posait sur mon visage d’enfant mal aimé. 

Promis, juré, craché, je ne pouvais pas intercepter ces prélèvements de douceur, promis, juré, craché, j’étais à ramasser à la pelle quand elle me parlait, promis, juré, craché, je voulais qu’elle me conquière pour que mes douleurs passées me soient enlevées avec désir espoir et croyance. 

Elle m’avait empoigné d’une attente sans aspiration inspirante, c’était un mouvement songe, une douleur accostée d’un onirisme sans espoir. Je l’aimais, trop et elle pas assez. 

Une ambition fictive qui attaque la punitive vérité d’une cendrillon amputée des deux pieds sans exhibition.  

11H04

Tu m’avais promis…. Promis et encore promis ! Tu me l’avais dit et encore re-dit, toujours des promesses, toujours des paroles toujours des dires. J’y ai cru à tes affirmations, à ta parole et à ces faits, mais ta langue n’était qu’un discours dans l’énoncé, mais avec un propos qui m’était dans une relation sans engagement. Ton vocable m’était une obligation de serments que je n’écoutais qu’avec des déclarations de propos à peu près compréhensibles tant les allégations étaient des bruits courts que je ne pouvais entendre. 

Tu m’avais promis…. Promis et encore promis ! Tu me l’avais dit et encore re-dit, toujours des promesses, toujours des paroles toujours des dires. Mais les mots si emplis d’émotions me font à présent rire d’un racisme que je te voue à cause d’une aversion que tu ne noues. Je suis seul d’un désir répugnant, mais qui avec une empathie antipathique te rendra néant quand mon cœur cessera de battre pour toi tout en sachant que tu le tenais et le tiendras jusqu’au bout des temps dans le creux de tes doigts. 

Tu m’avais promis…. Promis et encore promis ! Tu me l’avais dit et encore re-dit, toujours des promesses, toujours des paroles toujours des dires. Mais aujourd’hui je ris, à gorge déployée de rire, je ris d’une vie que je ne vis, je ris d’un ami que je vis dans la virulence, je ris d’un souci qui fit et re-fit mon accompagnement dans une vie qui ne peut me faire vivre tant elle me rit au nez d’un mépris qui ne m’a jamais fait rire. 

Tu m’avais promis…. Promis et encore promis ! Tu me l’avais dit et encore re-dit, toujours des promesses, toujours des paroles toujours des dires. mais pour une fois avec une larme, des pleurs qui laissent un sanglot gémissant pour que ce texte me soit une lamentation de plainte que je ne pourrais te faire tant tu as ri en tombant dans le ravin de tes espoirs. Tu m’avais promis…. Promis et encore promis ! Tu me l’avais dit et encore re-dit, toujours des promesses, toujours des paroles toujours des dires. Mais la pleurnicherie de ma vie n’aura que permis une rigolade pour une mort de rire.