gucci bag sang

Bonjour, et merci d’avoir pris la peine de me lire jusqu’ici. C’est un vrai honneur et un plaisir de se rendre compte que certains visiteurs veulent aller plus loin, pour tâcher d’en savoir plus à propos de l’homme qui écrit, caché derrière son ordinateur.

Je me présente, je m’appelle Wolgan, je suis né le 8 août 1989 à 23h10. On sent d’emblée que j’aime les faits et les chiffres (normal, pour un garçon Asperger) et pourtant, ce qui me passionne avant tout, ce sont les émotions, l’art, la folie des mots.

Avec cette présentation, je souhaite répondre à une demande que l’on me fait de plus en plus souvent. Certains d’entre vous aimeraient mieux me connaître. Beaucoup m’ont écrit pour me dire qu’ils aimaient mes textes et que j’avais énormément d’imagination.

A vrai dire, pour ce qui est de l’écriture, je n’ai pas la moindre imagination. Je ne fais que parler de ce que j’ai vécu, ou de ce que mes proches ont vécu. J’irais même jusqu’à dire qu’il y a derrière cette écriture quelque chose de mathématique. Alors bien sûr, au contraire de certains Asperger, je ne suis pas une bête en calculs ; et la plupart du temps, je suis obligé de compter sur mes doigts. Mais les mots arrivent à me réconcilier avec les nombres. Lorsqu’ils me viennent, ils s’ordonnent tout naturellement devant mes yeux. Ils se divisent pour révéler leurs racines et leurs rimes. Ils se multiplient en répétition, comme un effet de style. Ils forment des groupes harmonieux qui sont mes équations, et par magie les équations en s’additionnant deviennent des textes dont le code s’est révélé à moi, une fois les premiers mots choisis.

J’écris, mais je ne sais pas parler. J’écris pour retirer toutes mes mauvaises pensées, j’écris pour me sentir mieux, j’écris pour ma survie. C’est un besoin profond en moi, si je ne le faisais pas, je pense que ma tête exploserait. En tant qu’Asperger, j’ai un gros problème de sociabilité et d’interprétation des gestes ou des paroles des autres. Pour en pâtir le moins possible, j’ai tendance à fuir les contacts, par peur d’être incompris, parfois d’effrayer avec mon regard farouche et ma mâchoire contractée sans afficher la moindre expression. C’est pourquoi ce site est aussi important à mes yeux. Je l’ai pensé comme une connexion entre moi et le reste du monde, tout en étant un refuge sécurisé.

au hassar lv

Ici, je me sens libre de parler de tout. J’ai découvert tardivement que j’étais Asperger, pourtant ça a été en moi depuis le début, je ne lui donnais simplement pas de nom. Je pourrais aussi dire que c’était le cadet de mes soucis, lors de mon parcours de vie chaotique.

Ainsi, j’aborderai le viol, la maltraitance, la violence, la prostitution, l’addiction aux différentes drogues, et je parlerai d’amour, parce que ce sont des sujets qui m’ont touché de près. Je n’en parlerai pas pour geindre, pour susciter de la pitié ou me poser en victime. J’estime qu’avoir été en difficulté ne signifie pas être un faible, bien au contraire. Je ne peux, ni ne veux le cacher. On m’a dit parfois qu’il fallait dissimuler tout ça, faire semblant de l’oublier, parce qu’avec un tel bagage il serait impossible de me faire aimer. Mais avec le temps, j’ai découvert que garder tout ça pour moi n’arrangeait rien : on ne m’aimait pas plus, tandis que ma souffrance grandissait.

Au départ, ce blog ne devait pas servir à cela. Je ne suis pas là pour dépeindre un monde en noir. Je suis bien conscient qu’il y a des existences pires que la mienne, et que tout le monde ne parvient pas à s’en sortir. Néanmoins, c’est la direction que mon blog a prise, par la force des choses, parce que je parle de ce que je connais, je range mes mots en colonnes, je calcule mes sommes, et cela donne… mon défouloir, et surtout votre coin de lecture à vous.

Cela fait du bien, même si je n’écris pas pour guérir quoi que ce soit. Vous êtes de plus en plus nombreux à venir, et j’en suis fier et ému, ému par vos compliments, ému de vos mots si tendres et si emplis de gentillesse à mon égard.

Je n’ai pratiquement pas été à l’école, j’ai toujours pensé que j’étais un garçon stupide sans aucune profondeur, et aujourd’hui, je me rends compte qu’un garçon comme moi peut avoir beaucoup de choses à raconter.

Vous n’imaginez pas mon bonheur lorsque je reçois vos e-mails ou que je lis vos commentaires. Avant de me lancer, je pensais intéresser une petite dizaine de personnes, dans mes rêves éloignés une centaine. Pour cette fois les statistiques m’ont trahi, les chiffres ont affolé les compteurs, les mots bien ordonnés ont attiré une foule désordonnée. Grâce à vous l’impossible est devenu possible, alors continuez d’en parler autour de vous, c’est le plus beau cadeau que vous puissiez me faire. De mon côté, j’alimenterai votre soif de nombres et la rassasierai chaque fois qu’il vous plaira de venir;  le projet complet doit rassembler 1440 textes, autant qu’il y a de minutes dans une journée de vingt-quatre heures, assortis de 1440 visuels dont 480 photos, 480 illustrations et 480 arts graphiques. A raison de 3 textes par semaine, et de 52 semaines par an, je m’appliquerai pas loin de 10 années durant, et vous donnerai rendez-vous tout ce temps. Des faits, des chiffres.

Voilà, je vais achever cet « à propos » que j’ai essayé de faire court et direct, en espérant qu’il vous suffira peut-être à mieux interpréter mes textes.

Je tiens pour finir à remercier Geoffrey Guntz, l’homme qui corrige tous mes textes, l’homme sans qui ce blog ne ressemblerait pas du tout à cela, lui qui m’a poussé à montrer mon travail, lui qui m’a convaincu que mes écrits avaient de la valeur, mais surtout l’homme que j’épouserai un jour, avec la plus grande des fiertés du monde.

PUBLICATIONS LE LUNDI, MERCREDI & VENDREDI.

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30 Replies to “ABOUT ME”

  1. tomber, tomber dans l’accueil de la vie,
    tomber, remplacer la douleur par l’envie,
    tomber un jour, se relever toujours…
    puis aimer, apprécier ce qui nous entoure…

    Merci pour cette magnifique bio !

    Je vais suivre tes textes parce qu’ils appellent quelque chose de lointain en moi…

    Belle journée.

    Deborah

    1. merci beaucoup pour ton texte, qui est très jolie, mais merci surtout pour l’encouragement et l’abonnement. ça me touche. j’espère que tous les autres textes vous plairont .
      belle journée.
      M.wolgan

    1. je vous remercie pour votre compliment et j’espère que vos passages sur ce site seront à la hauteur de vos espoirs.
      M.Wolgan

  2. Monsieur Wolgan
    serait-il de chair, une plume un vibrato, une lligne qui phrase, un tricot qui démaille l’idée reçue, de l’art ah voilà qui repousse le vacarme…à condition que ce soit pas du cochon, bien sûr…
    N-L

  3. Notre raison est toujours déçue par l’inconstance des apparences disait Pascal. Tout d’abord, j’ai envie de dire que votre site reflète vos superbes écrits ancrés, enracinés dans la vie et travaillés par elle, à l’image de cette voiture qui, de couleur pastel très doux devient noire. Pureté et innocence / désillusion et amertume, ces deux dernières étant souvent assimilées à une forme de lucidité face à la vie et à son inconstance. Une sensibilité à fleur de peau dans ces mots écrits au scalpel pour des textes profonds, sensibles, justes, fouillés, troublants, bouleversants, dérangeants même parfois, des écrits qui ne laissent pas indifférents, qui nous déplacent, dont l’effet se prolonge encore au-delà de leur lecture. Votre site est agréable, esthétique, assez dépouillé en contraste complet, et c’est heureux, avec la densité, l’épaisseur, la complexité de vos écrits et de leurs illustrations, merci pour tout cela et aussi d’être passé aux Belles Sources, ce qui m’a offert l’opportunité de vous lire, et c’est un vrai plaisir.

    1. Bonjour, tout d’abord merci, merci et merci. Je vous avoue que j’ai lu votre message il y a deux heures, je ne savais pas comment répondre tellement je trouvais cela beau et touchant. Vous savez ce blog, c’est un heureux hasard, il devait servir à autre chose, mais par la force des événements, j’avais ce site internet sans trop savoir quoi en faire. Puis mon ami est tombé sur mes textes et les a trouvés très bien. Donc je me suis dit « pourquoi ne pas les mettre sur un blog ». Depuis, je vais d’étonnement en étonnement. Vos mots me font chaud au coeur, car l’écriture pour moi est un vrai soulagement et un défouloir, je suis incroyablement heureux que des personnes aiment mon travail, mais surtout prennent le temps de m’envoyer des messages. Rien que pour cela, je sais que j’ai fait le bon choix. Pour vous remercier de votre message, je vais vous envoyer mon dernier dessin qui sera publié dans quelques mois. Vous pourrez en profiter ^^. Encore une fois merci.
      M.Wolgan

  4. Belle découverte que ce site (textes, images…).

    Nietzsche: « Je n’aime que ce qui est écrit avec son propre sang », on dirait bien que tes textes sont de ceux-là…

    Mon heure préférée est 22h22 :)))

  5. J’aime beaucoup ta poésie ton sens du rythme ta mélodie ta mélancolie ta révolte non dissimulée et l’âpreté des mots de tes maux bravo! Il y a une citation qui dit « Il y aune corde malade dans mon âme qui marchera des années avant d’être guérie; ou peut-être jamais », je la trouve troublante de similitude avec ta prose , belle vie à toi

  6. Quelle plume ! C’est impressionnant. J’ai toujours dit qu’écrire c’était de faire de l’Art, merci de me le confirmer une nouvelle fois 😉 C’est beau et envoûtant; coloré comme un tableau.

    Très contente d’avoir découvert votre univers, (grâce à votre commentaire, encore merci!).
    Je vais lire d’autres textes ~

    Bonne après-midi !

    1. Merci beaucoup pour votre message et surtout votre encouragement. Je ne suis pas très doué pour les articles solaire, c’est d’ailleurs, je le pense la dernière chose que l’on dirais de moi. Mais il m’arrive de temps à autre de faire quelque texte moins (noir). Je vous invite à aller lire 02H58. C’est un texte sur une déclaration d’amour préventive. Il fait certainement partie des plus (solaire). Je vous remercie une nouvelle fois pour votre message.

  7. Monsieur Wolgan comme un frère dont j’ignorais jusqu’à ce jour l’existence.
    C’est étrange de se sentir comme l’amie de toujours,
    D’être rentrée si tard dans l’existence de quelqu’un tout en ayant l’impression d’en avoir toujours fait partie intégrante,
    Comme si le destin s’était joué de nous jusqu’à présent,
    Ce malin destin qui jusque là nous avait contraint à la solitude,
    Comme si jamais personne, aussi proche soit-il ne pouvait nous comprendre.
    Monsieur Wolgan, il y a de cela quelques jours j’ai découvert que je te connaissais depuis toujours,
    Monsieur Wolgan, je suis fière d’être ton amie comme dans un miroir nos âmes se reflètent l’une à travers l’autre.
    Affectueusement
    Becca

    1. Ha ma petite Becca, tout est tellement vrai dans ce que tu viens de dire. Tu me connais, je ne suis jamais expansif en vrai, mais en écrit, c’est déjà autre chose. L’amitié peut parfois arriver comme un coup de foudre amoureux, la personne qu’hier n’étais rien le lendemain deviens frère, père, mère, oncle, sœur et meilleur ami. La vie est ainsi, il suffit de ne jamais attendre et les choses vienne toutes seul.
      « La parfaite amitié est indivisible ; chacun s’y donne si entier à son ami, qu’il ne lui reste rien à départir ailleurs.  » Jacques Esprit
      Affectueusement
      Monsieur Wolgan

  8. Je n’ai pas été perturbée mais émue. Vos textes sont magnifiques et vrais, vrais non pas au sens de réalité mais à celui de viscères. Je les sens tout droit venus des tréfonds. Il faut du courage et du talent. Merci de les partager.

  9. Contente de te connaître un peu plus, très belle présentation, tes mots ont ce côté qui nous tient, qui nous interpellent. Un vrai talent . Je crois que ceux qui écrivent se retrouvent dans ta bio. Bonne continuation! Amitiés

  10. Tout simplement merci d’être vous-même tel un livre ouvert ! Merci de votre raffinement et votre douceur. Le mot de Cambronne pour la suite des choses. Puisse un éditeur vous trouver. Votre plume a du panache !

    1. Merci, oui, j’adorerais publier mes textes, mais dans une époque comme la nôtre, ce genre de projet n’a aucune chance d’aboutir, mais les rêves fonts les idées et les idées des textes.

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