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11h11

11H11, 1m93, 72kg, 90-73-90, né le 08.08.1989 à 23H10 pour un poids de 3,450kg.

Il faut se fixer des chiffres pour connaitre une personne.

Numériser peut rendre les phénomènes moins durs et perceptibles, compter rend fou, mais chiffrer donne des preuves et des faits concrets. Le factuel est une réalité estimable, si on l’utilise à bon escient. 

Il est 11H11 et cette fois-ci le plongeon dans la profondeur du cœur est une réalité quantifiable, il faut molester tous les actes passés, délaisser les envies d’un futur simple et empli de jeunesse. 

Tombez, tombez mon enfant, dit la voix dans l’intérieur le plus noir. Tombez de toutes vos forces, et brisez chacun de vos os un par un, tombez dans un entonnoir de désespoir, écoutez le raisonnement lent et fracassant dans vos tympans. Horrible de vérité, atroce de véracité, monstrueuse histoire en manque de gloire glorifiée. 

Le tourment est là, il n’y a plus de chagrin, plus de désolation, de tristesse ou de malaise… maintenant place à la torture, au supplice, au mal et au martyrisant. 

On a allumé un incendie impossible à éteindre, il va falloir se battre, il va falloir le faire avec bravoure et détermination. 

La chaleur de la vie devra rallumer les lanternes des gens brisés par leur existence. Faire tout reprendre, tout réécrire, tout changer, et reprendre sa vie en main. 

Ne pas être un prostitué que l’on prend comme substitut à sa capitulation cérébrale, non !!! 

Être un autre… un artiste, un poète, un écrivain, être une personne cachée du début jusqu’à la fin. Car ce monde ne se reconnaît qu’à ses chagrins. 

Être un recueil de poèmes, un florilège de textes, un herbier de pensées, un livre de poésie, un manuel de véracité. 

Bienvenue dans le fascicule d’un humain qui refuse que l’on capitule. 

11H11, écrire plutôt que de se souvenir, taper lettre par lettre sur un clavier, faute de pouvoir tourner son dos et admirer l’antécédent, briser des phalanges pour libérer des aphorismes, démolir ces métacarpiens pour la réflexion, pour la lucidité, pour son cerveau. 

Écrire pour ne pas mourir, mais agoniser en composant des lignes sur ce que l’on est, sera, était, mais ne restera pas. 

Il sera 11H11 à jamais dans l’éponge d’un cerveau écervelé, le temps s’est arrêté pour regarder le mensonge dans lequel on se plonge. On rallonge la minute encore et encore car quand on prolonge on arrive à trouver des réponses à ces questions. On s’enfonce et l’on fonce sans que l’on renonce, sans qu’on ait l’idée d’une dénonce, car dénoncer c’est énoncer les faits. Mieux vaut arrêter le temps pour mieux regarder et analyser que de se dire la vérité. 

Ne pas oublier, mais ne pas y penser, l’impossible que l’on doit rendre possible, voici ce qu’il y a à faire. La force ne se juge pas aux muscles mais au mental, devenir conscient du nécessaire et jeter inconsciemment sur le parquet l’inutile utilisable contre soi, le faire avec la conviction d’être dans la bonne direction… espérer avoir pour une fois raison. 

Prendre une résolution, le cœur ne sera plus que des ventricules. Les pensées des actes frontaux, les sentiments des corpuscules instrumentaux auquel il ne faut donner aucune importance avec exactitude.

Il y a une certitude, il ne faut plus regarder, il faut dactylographier ces pensées avec une méthode plus avancée. S’imposer des règles antiques avec une mise à jour stricte pour ne plus être dans le dithyrambique. 

Je n’écrirai pas, je transcenderai des paroles sur un clavier, je le ferai jour après nuit comme un égocentrique décérébré. Il n’y aura jamais de titres, que des heures, c’est plus splendide et authentique, Moins excentrique et candide.

Je consignerai chacune de mes pensées, je publierai des sentences, des réflexions, des avis. J’orthographierai des consciences, des opinions et des méditations. Je griffonnerai avec force des compréhensions conceptuelles, des rêveries intentionnelles, des formules gravitationnelles. Je forgerai des souvenirs et des paroles pour prouver l’improuvable, pour dire l’insoutenable.

Consigner chacune des pensées avec une heure et une minute comme titre, voici le dernier chapitre que j’arbitre sur ma propre destinée interdite. 

Il était 11H11, je commençais le film après avoir écrit la bande-annonce. 

1440 textes pour 1440 minutes qui forment 24 heures d’une journée pleine.
1440 illustrations divisées en trois catégories, 480 photos, 480 illustrations, 480 arts graphiques. Mais c’est aussi 12 ans de travail devant moi et devant vous, car à la hauteur d’un texte tous les trois jours, ce qui fait : 4320 jours divisés par 365 jours qu’il y a dans une année, cela fait 11,83 donc on arrondit à 12. Oui j’aurai des vacances et des jours fériés comme vous. 12 ans de texte et d’images. C’est long mais je suis sûr que cela sera beau, triste, intense et utile pour moi.  pour conclure avec les chiffres à la fin il y aura 2880 créations artistiques.

Publications le lundi, mercredi & vendredi.

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23 Replies to “À-PROPOS”

    1. Effectivement, cela peut paraître perturbant et laisser dans l’interrogation. c’est justement le but de ce blog, se poser des questions et tenter d’y répondre. Les premiers textes sont troublants mais les autres seront plus dans la poésie. je tiens à vous remercier pour votre commentaire et aussi à vous rassurer quant à la suite des textes.

  1. tomber, tomber dans l’accueil de la vie,
    tomber, remplacer la douleur par l’envie,
    tomber un jour, se relever toujours…
    puis aimer, apprécier ce qui nous entoure…

    Merci pour cette magnifique bio !

    Je vais suivre tes textes parce qu’ils appellent quelque chose de lointain en moi…

    Belle journée.

    Deborah

    1. merci beaucoup pour ton texte, qui est très jolie, mais merci surtout pour l’encouragement et l’abonnement. ça me touche. j’espère que tous les autres textes vous plairont .
      belle journée.
      M.wolgan

    1. je vous remercie pour votre compliment et j’espère que vos passages sur ce site seront à la hauteur de vos espoirs.
      M.Wolgan

  2. Monsieur Wolgan
    serait-il de chair, une plume un vibrato, une lligne qui phrase, un tricot qui démaille l’idée reçue, de l’art ah voilà qui repousse le vacarme…à condition que ce soit pas du cochon, bien sûr…
    N-L

  3. Notre raison est toujours déçue par l’inconstance des apparences disait Pascal. Tout d’abord, j’ai envie de dire que votre site reflète vos superbes écrits ancrés, enracinés dans la vie et travaillés par elle, à l’image de cette voiture qui, de couleur pastel très doux devient noire. Pureté et innocence / désillusion et amertume, ces deux dernières étant souvent assimilées à une forme de lucidité face à la vie et à son inconstance. Une sensibilité à fleur de peau dans ces mots écrits au scalpel pour des textes profonds, sensibles, justes, fouillés, troublants, bouleversants, dérangeants même parfois, des écrits qui ne laissent pas indifférents, qui nous déplacent, dont l’effet se prolonge encore au-delà de leur lecture. Votre site est agréable, esthétique, assez dépouillé en contraste complet, et c’est heureux, avec la densité, l’épaisseur, la complexité de vos écrits et de leurs illustrations, merci pour tout cela et aussi d’être passé aux Belles Sources, ce qui m’a offert l’opportunité de vous lire, et c’est un vrai plaisir.

    1. Bonjour, tout d’abord merci, merci et merci. Je vous avoue que j’ai lu votre message il y a deux heures, je ne savais pas comment répondre tellement je trouvais cela beau et touchant. Vous savez ce blog, c’est un heureux hasard, il devait servir à autre chose, mais par la force des événements, j’avais ce site internet sans trop savoir quoi en faire. Puis mon ami est tombé sur mes textes et les a trouvés très bien. Donc je me suis dit « pourquoi ne pas les mettre sur un blog ». Depuis, je vais d’étonnement en étonnement. Vos mots me font chaud au coeur, car l’écriture pour moi est un vrai soulagement et un défouloir, je suis incroyablement heureux que des personnes aiment mon travail, mais surtout prennent le temps de m’envoyer des messages. Rien que pour cela, je sais que j’ai fait le bon choix. Pour vous remercier de votre message, je vais vous envoyer mon dernier dessin qui sera publié dans quelques mois. Vous pourrez en profiter ^^. Encore une fois merci.
      M.Wolgan

  4. Belle découverte que ce site (textes, images…).

    Nietzsche: « Je n’aime que ce qui est écrit avec son propre sang », on dirait bien que tes textes sont de ceux-là…

    Mon heure préférée est 22h22 :)))

  5. J’aime beaucoup ta poésie ton sens du rythme ta mélodie ta mélancolie ta révolte non dissimulée et l’âpreté des mots de tes maux bravo! Il y a une citation qui dit « Il y aune corde malade dans mon âme qui marchera des années avant d’être guérie; ou peut-être jamais », je la trouve troublante de similitude avec ta prose , belle vie à toi

  6. Quelle plume ! C’est impressionnant. J’ai toujours dit qu’écrire c’était de faire de l’Art, merci de me le confirmer une nouvelle fois 😉 C’est beau et envoûtant; coloré comme un tableau.

    Très contente d’avoir découvert votre univers, (grâce à votre commentaire, encore merci!).
    Je vais lire d’autres textes ~

    Bonne après-midi !

    1. Merci beaucoup pour votre message et surtout votre encouragement. Je ne suis pas très doué pour les articles solaire, c’est d’ailleurs, je le pense la dernière chose que l’on dirais de moi. Mais il m’arrive de temps à autre de faire quelque texte moins (noir). Je vous invite à aller lire 02H58. C’est un texte sur une déclaration d’amour préventive. Il fait certainement partie des plus (solaire). Je vous remercie une nouvelle fois pour votre message.

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