Il aurait pu le regarder, observer son corps, son style, sa tenue. Il aurait pu examiner son ensemble, ses traits, son visage ou son rire. Il aurait pu inspecter la fiabilité de ses sentiments, mirer son amour, sa tendresse et la passion de son affectivité. Il aurait pu dévisager son enthousiasme et considérer ses émotions. 

Peut-être, il aurait été possible qu’il consulte ses pensées et ses points de vue, ou alors qu’il estime ses pressentiments et sa nature. 

Oui, tu aurais pu me regarder comme je te voyais avec mes yeux beaux de sensibilité, mais noirs d’un regard inachevé. J’étais peut-être incomplet pour toi, mais mon regard sur toi était celui d’un lacunaire qui ne cesse d’aimer dans l’espoir d’avoir un homme comme repère. Je te voyais comme un parfait, un taillé, un plus que suffisant et toi tes rétines ne se posaient que sur le négatif de mon inefficacité à te faire comprendre que tu étais la prunelle de mes pensées. Ce jour-là, tes paroles furent un meurtre pour mes neurones à peine dessinés.

Ton discours était un homicide de mes aphorismes, un égorgement sur mes entendements et une euthanasie sur mon propre jugement que tu croyais indécis. Le langage de tes propos a, à jamais, réalisé un attentat sur les plans et les projets que j’avais, sur le minimum de considération que… je me portais.

L’expression de tes mots est une déflagration sur mon esprit et ma vie, mais l’assassinat que tu as réalisé sans témoins et sans preuves est un crime contre l’imagination d’un futur que je souhaitais, chéri et simplifié.

« Tu es trop bête et trop passionné pour que je puisse t’aimer »

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