Mes larmes coulent comme les feuilles tombent d’un cerisier, une seule fois par année. Mon amour, votre absence m’est enracinée dans les regrets. Je vous ai aimé comme un arbre aime la terre qui… l’a créé. Je vous ai adoré comme une pluie nourrit les racines d’un peuplier. Vous étiez mon soleil qui réchauffait les branches et les nuages qui protégeaient les jours sans anges.

Toutes les feuilles du monde ne me suffiraient pas pour vous écrire à l’encre noire de mon cœur la douleur que me cause votre distance aux longs pleurs de notre gloire enterrée à la mauvaise heure. Mon amour la distance de nos chairs m’est terrible, sans vous, je suis un aveu sans faute, un amour sans déclaration, un baiser sans salive. L’éloignement de nos organes me terrifie chaque seconde que mon cœur bat dans cette vie, loin de celui que j’ai nommé roi sur le trône des désarrois de mes envies. L’espacement de nos empoignades et de nos âmes est une extraordinaire et épouvantable douleur élancée par des images que j’ai de vous en train de m’enlacer.

Mes larmes coulent comme les feuilles tombent d’un cerisier, mais l’hiver est arrivé, après que l’automne ait fait tomber toutes les feuilles que j’avais écrites pour ne plus vous oublier.signature-2

One Reply to “23H22”

Ajouter votre commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.