10H30

Qu’y a-t-il de plus constant qu’une mélancolie sans durée et sans intervalle ?

Tu n’as jamais su te satisfaire de ces moments radieux et joyeux que l’on t’octroyait. Tu n’as jamais pu comprendre la conjoncture de cette persévérance chanceuse qui était l’avantage de vivre sans concrète tristesse providentielle ou sans tangible matière nullement florissante. Mais quoi que le monde t’offrait tu restais impossible à combler dans ta dépression et ton accablement qui t’était une contingence perpétuelle réalisée de journées épisodiques sans envie, sans futur, sans désir et bien évidemment sans avenir. 

Tu aurais pu être beau, bon, béat, mais tu as préféré laisser ta chair et ton organisme se corrompre avec agglomération pour qu’ils se contaminent petit à petit pour putréfier le peu d’espoir qu’il te demeurait. Tu étais brillant, invraisemblable et magnifique, mais tout ceci, nous sommes bien obligés de le dire au passé, par cela même que maintenant ton corps s’est détérioré et dévalué, car infecté malheureusement par des empoignades que tu t’es faites à force de danse et de chorégraphie honteuse, où ton chagrin d’une douleur imaginaire a effrité puis gangrené pour faire et refaire l’homme que tu seras à jamais. 

Qu’y a-t-il de plus constant qu’une mélancolie sans durée et sans intervalle ?
Qu’y a-t-il de plus sinistre qu’une tristesse qui n’existe pas ? 
Mais qui avait-il de plus beau et de plus incroyable que ce moment où le désespoir troublé par une agitation émotive, s’est transformé en un état physique gracieux, adorable et chic ? C’était étonnant et bizarre de te voir dans un émoi impressionnant, la béatitude que tant te souhaitaient te devenait renversante d’un frisson voluptueux et excessif.

Ton accablement qui t’était une conjoncture perpétuelle faite de journées épisodiques sans envie, avait évolué en une merveille distinguée et éblouissante, qui (nous tous qui t’avions jugé et pensé intarissable dans ton sort) nous a majestueusement remplis de gaieté et de félicité.

Tu aurais pu être beau, bon, béat, mais tu as préféré laisser ta chair et ton organisme se corrompre avec agglomération pour qu’ils se contaminent petit à petit pour putréfier le peu d’espoir qu’il te restait. Mais aucun de nous n’avait compris, que le relèvement de cette étape, te serait plus insaisissable, plus épatant, plus royal. Il te fallait toi l’homme sans chance, dégringoler dans la honte et le suppliant, pour escalader une montagne sur laquelle il était impossible de se hisser, sans bagages et sans préparation faite d’enseignements et d’instructions de cette vie indigne qui t’avait déçu.

Tu étais splendide, incroyable et magnifique, mais tout ceci, nous sommes bien obligés de le dire au présent, tant nous devons l’absolution devant cette démonstration capitale qu’est la richesse de te regarder gravir et franchir avec prouesse ces amoncellements de tristesse et de désolation que nous pensions à jamais être ta tombe.

Mais quoi que le monde t’offrait tu restais impossible à combler dans ta dépression et ton accablement, car il te fallait agoniser dans l’ignominie d’une vie, pour qu’ensuite nous t’entendions tous chantonner avec vivacité « qu’il était sublime de dévaler le cœur allégé ces montagnes » que tu avais eu tant de mal à monter.

À force de danse et de chorégraphie honteuse, où tu possédais un chagrin d’une douleur bouleversante et une solitude d’une amertume déliquescente tu as réussi à construire avec art, un ballet où la contredanse t’était devenue une loi pour enjamber avec farandole ton vécu fané. 

Tu es beau, tu es béat et cela tu ne le dois qu’à toi. 

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