Je me suis fracassé contre ma destinée,

Je l’ai fait sans me tracasser,

Je l’ai fait sans bavasser,

Je me suis saccagé contre ma réalité.

J’avais le cœur cadenassé dans tes pensées, toi la mère que je n’ai jamais amassée, la mère que je n’ai jamais embarrassée en l’embrassant sans être encrassé de son manque d’amour et de sentiments bien placés.

Mère vous êtes la mer qui éloigne les instincts primaires pour faire place à l’amer d’un éphémère haineux disciplinaire de divisionnaire.

Je vous hais autant que je vous aime, je vous hais d’un amour inconditionnel, d’une affection extrême et je vous maudis sans peine, je vous abominerai post mortem, mais à jamais je vous regretterai en imaginant que vous auriez pu être une reine dans un règne parental sans œdème comportemental.

J’exulte de rimes car grâce à elles je ressens moins le crime que vous avez entrepris, alors que mes narines n’avaient encore eu la joie d’inspirer à l’extérieur de votre ventre synonyme de l’origine d’une divine envie sanguine.

Je vous hais mais au fond je vous aime d’un amour horriblement laid.

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2 Replies to “19H09”

  1. Bonjour,

    Ne vaut-il mieux pas choisir définitivement la haine voire l’indifférence ? C’est facile â dire ou â écrire. Pour autant, c’est encore une fois un beau texte.

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