Viens, on y va, on part en mouvement dans la lâcheté, on se rend dans la poltronnerie, on se dirige vers la couardise, on s’y hasarde comme signe de survie. Viens on s’en va, on court en s’acheminant vers la frousse et on déambule sur les ponts de nos craintes, quitte à pousser à la secousse… Viens, on y va, dans l’angoisse de la circulation de nos appréhensions, viens, je t’emmène dans l’effroi et mènerai avec foi nos désirs les plus froids et sans compréhension.


Viens, on y va, on part en mouvement dans la frayeur de nos terreurs, on fonce sans passé devant notre trépassement, on s’étend sans marcher, mais en fonçant sur nos inquiétudes qui ont tant détruit les quiétudes de notre passé sans entendement. Viens, on y va, on part en mouvement dans la panique de nos dédains, on s’y conduit sans permis, on y roule sans ceinture donc sans vie, mais avec une survie vitale pour nos destins en sursis.


Viens, je t’expose et je te file vers un hasardement de la nage pour risquer la dernière tentation d’un voyage loin de l’intimidation et de la phobie des mauvaises tentations. Viens, on y va, car le reste n’a nulle part où aller quand on n’est pas avec moi, quand on n’est pas en moi. Viens, on y va, car ici, ce n’est qu’un « là » qui ne mène à rien quand on ne sait pas où l’on va sans être là où l’on ne doit pas être soi.


Viens, on y va, on part en mouvement dans la lâcheté, on va se promener dans l’expérimentation du risque et de la progression, on va ramper dans la correspondance de l’aventure et de l’auto-satisfaction. Viens, on y va, car ici, on n’est rien toi et moi.

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