Dix-huit heures vingt. Je me noie dans mes souvenirs, mais en vain, j’arrive à m’attarder sur les pires de mes idées, submergé par des boissons alcoolisées.

Prendre des spiritueux capiteux pour s’enivrer d’un inusable désir de se noyer dans un monde que je sais consommé et tassé. Je tue mon opinion, reprend un verre et enfonce mes avis sur l’idée de ce que je suis. Un autre coup, je change de point de vue sur mon jugement et mes pensées.

Je me désaltère et m’immerge dans une impression critique de ma perception sans sens et sans sensation.

J’étanche ma soif de vivre en me baignant dans l’inconscience consciente d’appréciation altérée par le sablage de verres empilés sans plaisir ni amour destiné. J’inonde mon foie en l’empoisonnant de fluide de pressentiment trouble et sans attachement. Il est dix-huit heures vingt. Je me noie dans mes souvenirs, mais mon souvenir, c’est une ombre qui me trace en me laissant un arrière-goût de mauvaise mémoire et de défectueuse réminiscence d’image abominable. Je me noie dans une lamentable dissertation de l’infortune et du lamentable pour oublier que je ne me noie pas dans tes bras, mon aimé.

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