Je ne suis le fils d’aucune mère, l’enfant d’aucun père. Je ne serai ni le frère de la moindre sœur, ni les larmes d’un seul œil, ou encore jamais la parole d’une bouche, mais j’aurais peut-être pu être le sentiment abrogé d’un cœur.

Un jour, « être » deviendra « savoir » et « savoir » sera remplacé par « vaincre ». Mais avant, « devenir » prendra le dessus sur « penser », alors que la vérité se trouvait juste derrière « croire ».

L’orphelin n’a pas de figure parentale, mais il a l’avantage fondamental de ne pas avoir d’attache comportementale… Même si ça fait mal, même si l’on se sent seul, même si l’on n’a personne à qui dire cela, même si le mot même nous rappelle la justification de l’injustifiable.

Justifier, c’est accepter en se donnant des raisons de continuer.

Le solitaire, même s’il n’est pas majoritaire, saura faire comprendre l’extraordinaire chance d’être inégalitaire.

Je ne suis la personne de nul individu, le personnage d’aucune créature, l’être humain d’aucun mortel, ou la personnalité de quiconque.

Mais je ne suis pas n’importe qui, je suis un particulier… particulier.

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2 Replies to “18H17”

  1. Très beau vraiment . Ces deux phrases : “Je ne suis le fils d’aucune mère, l’enfant d’aucun père. Je ne serai ni le frère de la moindre sœur, ni les larmes d’un seul œil, ou encore jamais la parole d’une bouche, mais j’aurais peut-être pu être le sentiment abrogé d’un cœur.” et “Je ne suis la personne de nul individu, le personnage d’aucune créature, l’être humain d’aucun mortel, ou la personnalité de quiconque.” comme deux diamants froids solitaires , se font écho merveilleusement .

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