Je n’ai jamais oublié, tu sais, l’oubli, c’est une défaillance, un manque de connaissances ou d’aptitudes sur soi et les autres, l’oubli, c’est un manque de souvenirs. Je me rappelle de tout, du manquement et de l’abandon, de ce coup de téléphone que je n’aurai jamais eu malgré la force de persuasion.

Je n’ai aucune amnésie, je pensais que tu allais me revenir, comme l’on pouvait l’imaginer dans les belles histoires contées, il y a des années, mais l’absence était bien plus forte que mes histoires racontées. Il n’y a aucun trou de mémoire ni d’omission, ta démission était un acte lâche de résignation pure et simple sur une fonction que tu te savais défaillante dans ta renonciation présente. J’ai toujours su que j’étais une inadvertance négligée, tu t’es suffisamment mobilisé pour me faire comprendre l’abnégation de ma vie. Je n’ai jamais oublié, tu sais, l’oubli, c’est une défaillance, et défaillir, c’est se rendre faible dans une incapacité profonde d’être fort et je suis puissant, je suis robuste, solide, rigoureux et courageux. Je n’ai jamais oublié tu sais, mais même avec mon énergie ton abjuration peut parfois me rendre affaibli, mais dans ma faiblesse je puise dans l’extraordinaire et inouïe déficience où tu étais pour redevenir un homme habile, doué et rude.

Il n’y a aucun trou de mémoire ni d’omission, ta démission était un acte lâche de résignation, mais j’aurais aimé que tu sois à mes cotés aujourd’hui, père.

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