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01H40

Il y a des questions qui sont trop compliquées, allez expliquer à votre gamin qui a vu des films en noir et blanc que les couleurs existaient déjà…

Même quand on est adulte, il y a des choses que l’on ne nous explique pas, alors on ne comprend toujours pas, on demande des explications, on demande et ils n’entendent que ce qu’ils veulent.

Je ne comprends toujours pas, je ne suis toujours pas, je pleure toujours autant, je regarde toujours le monde de la même façon, je suis toujours cet enfant qui demande qui a inventé les couleurs, je suis encore cette innocence, je dors toujours sur le sol dur et froid de peur de ressembler aux autres, de peur de devenir normal, d’oublier ces années ! J’ai peur de vous, de vos regards, je ne suis pas ces pauvres yeux qui ont vu l’irregardable,  ce ne sont plus des perles qui coulent, ce sont à présent des imitations, mon passé reste, ce qui est fait est fait, je ne pleure plus autant, je ne prie pas, je ne sourie pas, j’imite, je suis une contrefaçon, je joue à vous, je tente d’être humain dans la limite du possible, mais je ne peux pas, je ne peux plus, je ne veux pas et je n’ai jamais voulu, je pourrais pourtant en me forçant, mais c’est trop sentimental pour moi… On m’a traité comme une bête pendant des années, alors la vraie question est : suis-je devenu le reflet de ce qu’ils étaient ?

J’ai honte, je ne suis plus moi, je ne l’ai jamais vraiment été, je ne comprends pas, et je ne veux pas, trop de questions et pas assez d’affirmations, trop de vous… Pas assez de moi !
Je suis un enfant dans un corps d’adulte, je regrette tout et tant, je ne veux plus de vous et de moi, je ne veux plus de lui ou d’elle, je suis ce que je deviendrai, mais je serai un jour ce que je devais devenir, je suis la complication en catapultage, je suis l’innocence en ignorance, je veux vivre, oui vivre une enfance, je veux pouvoir jouer aux jeux, peut-être même avoir un ballon de foot.
Hier j’étais mineur, aujourd’hui je suis majeur, il a suffi d’une journée pour que toute une vie change, une journée et me voilà dans une différence intense, me voilà propulsé dans un milieu tranchant de réalisme, il n’y a plus cette protection invisible qui m’entoure, je me retrouve seul, mais cette fois-ci contre le monde entier !
Donc je me retrouve encore une fois contre vous, toujours la même histoire !

Alors laissez-moi pleurer votre présence, et un jour vous pleurerez mon absence !

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