À cœur ouvert, j’ai la veine à découvert.
À coups de crosse dans les gencives, je me perds dans tes dérives, je ne me sens plus de vivre dans vos pensées, vous les véhémentes que je n’ai pas voulue aimer.
Comme ils pensent !
Trop de « je pense donc je suis »,
Trop de « pour les autres »,
Je ne vis plus je survis,
Je dis trop « pour les vôtres ».

Je crois avoir la vérité juste, mais la justice n’est pas la justification du justifiable, ce n’est pas moi qui ai la raison, ce n’est pas moi qui réponds aux questions ! Non, c’est nous qui vivons vos regards hébétés, c’est nous qui traumatisons nos neurones avec vos « je dis, donc je sais ». Alors il est temps que les petites bouches violées par des vingt centimètres parle et vous dise nos survies, il est temps de montrer les dents, que la corde à pendre se transforme en corde vocale. Il est temps qu’on hurle à la figure, il est temps qu’on montre ma réalité.

Il est temps que vous changiez vos regrets pour nos regrets.

® Texte écrit le jour de mes 18 ans, il y a 11 ans et 23 jours. Il n’est pas bon, mais il a les paroles et l’innocence d’un jeune con.

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10 Replies to “00H18”

  1. Je ne sais pour quelle raison votre texte et plus particulièrement ces « cordes vocales » me font d’emblée penser à la musique, alors qu’il n’est aucunement question de musique, mais plutôt de révolte et de cris. Une musique parce qu’il est question de libérer la parole profonde, pour s’en libérer, si on considère l’espace sonore comme le premier espace psychique. Le récit autobiographique a ceci de commun avec la musique (le son): qu’ils relèvent tous deux du vécu, et comportent l’un comme l’autre cette vertu libératrice forte, et oscillent aussi tous deux entre le retour nostalgique en des points originaires et l’éloignement libérateur de ces même points. Une sorte de recherche d’un point d’équilibre. Je ne sais pas si ma pensée est claire, mais c’est la réflexion qu’elle ouvre à la lecture de votre texte et de beaucoup d’autres sur votre site. Merci beaucoup de bousculer les partis pris, les évidences.

    1. Si vous saviez à quel point j’aime lire vos analyses et commentaires. Toujours touchant et libérateur dans la continuité de mon travail. Merci pour tout, mais surtout merci de dire que je bouscule les partis car c’est sincèrement cela que je souhaite faire.

  2. Bonsoir,

    Comme je ne sais pas si vous avez reçu mon commentaire, je vous le réécris sur votre espace. Je disais que j’étais touchée par votre appréciation et que je vous souhaitais une très bonne soirée.Vous aurez peut-être ce commentaire deux fois, mais ce n’est pas bien grave, mieux vaut deux fois qu’une (sourire)

    1. Bonjour, bien évidemment j’avais reçu votre message et effectivement un grand sourire s’est posé sur mes lèvres. Mais vous avez raison, mieux vaut deux fois qu’une. Lundi à 9h il y aura un texte qui, je pense, vous plaira énormément. Je vous embrasse affectueusement. M. Wolgan

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