05H07

Condamner prouve la fragilité complaisante  du cœur et du cerveau, tandis que maudire démontre la suprématie étourdissante de notre incompétence à comprendre l’asthénie.

18H17

Un jour, « être » deviendra « savoir » et « savoir » sera remplacé par « vaincre ». Mais avant, « devenir » prendra le dessus sur « penser », alors que la vérité se trouvait juste derrière « croire ». 

22H03

J´ai la haine du monde, la haine du cœur, la haine de vous, la haine d´eux, la pitié de moi et la rage de lui

04H26

Motus et bouche suturée, motus et prononciation raccommodée, motus et pensée rafistolée. 

18H24

Mes sanglots sont une neige de Sibérie et mes gémissements une arrière-saison d’hibernation sentimentale qui m’asphyxie. 

06H27

J’ai envie de toi à l’intérieur de ma peau, comme une seringue au goût de rêve, comme une pilule qui abrège, ou une taffe qui achève la trêve.

08H37

Avoir du courage de trembloter et tituber sur cette bravoure capitulée d’un poids lourd qu’il pouvait s’alléger.

18H07

Il fut mon père, 
Une semence amère,
Un regard solitaire ,
Il ne vit qu’un sanitaire.

04H39

Toi et moi c’est ainsi et c’est pour la vie… Tout ça ce n’est qu’une histoire de cœur.

07H02

Je me suis regardé sans baisser les yeux, je me suis profondément analysé. J’ai essayé de savourer cet instant, cette victoire qui, sur le coup, me paraissait irréelle.

08H00

L’ombre du cœur est la rancœur de la pénombre. 

02H11

Ne jamais pleurer, n’avoir que des larmes à couler.

18H20

J’étanche ma soif de vivre en me baignant dans l’inconscience consciente d’appréciation altérée par le sablage de verres empilés sans plaisir ni amour destiné.

13H38

Je n’ai jamais aimé, je suis toujours tombé amoureux, et mon amour, sache qu’à jamais je ne pourrai t’aimer tant je suis amoureux de toi. 

23H22

L’espacement de nos empoignades et de nos âmes est une extraordinaire et épouvantable douleur élancée par des images que j’ai de vous en train de m’enlacer.